J-3 avant le premier tour — Présidentielle

20 Avril, 2017, 23:00 | Auteur: Stephane Girardot

"Tout ce que je peux dire, c'est que nos services et nos policiers ont travaillé de manière remarquable nous permettant d'arrêter deux personnes qui vont maintenant être confrontées devant des juges et des policiers pour que nous sachions exactement quelles étaient leurs intentions". Les deux suspects, Clément Baur, 23 ans, et Mahiedine Merabet, 29 ans, tous deux de nationalité française, avaient déjà été incarcérés pour des faits sans caractère terroriste. Un autre ordre de passage a été tiré au sort pour la conclusion (Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, François Fillon, Philippe Poutou, Jean Lassalle, Jacques Cheminade, François Asselineau, Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud, Emmanuel Macron, Marine Le Pen). Le ministère de l'Intérieur "avait renforcé la sécurité à Montpellier ", où François Fillon tenait un meeting, vendredi et des craintes entouraient son meeting à Nice lundi, selon des sources au sein du parti Les Républicains. Notre enquête BVA-La Dépêche du Midi montre que cette fin de campagne profite à Emmanuel Macron qui reste en tête (24 %) en progression d'un point tout comme Marine Le Pen, deuxième avec 23 %.

Cette élection présidentielle restera sans doute longtemps dans les esprits. La France a été frappée depuis 2015 par une série d'attentats jihadistes qui ont fait 238 morts et une vingtaine de tentatives d'attentats ont été déjouées depuis début 2016, selon le gouvernement.

Il arriverait quatrième, juste derrière le candidat de la droite François Fillon, à 19,5%, qui progresse de 2 points malgré sa mise en examen le 14 mars pour détournement de fonds publics. L'écart s'est resserré ces derniers jours entre les quatre candidats. "Là il y a une vraie incertitude", souligne Frédéric Dabi, de l'institut de sondage Ifop.

En attendant, les concurrents redoublent d'efforts. "On était à 20% en 2012, 18% en 2007, là on serait autour de 30%".

Distancé dans les sondages, le vainqueur de la primaire de la gauche a dû déplorer une nouvelle défection dans son camp, avec le ralliement de l'ancien président des radicaux de gauche et actuel ministre de l'Aménagement du territoire, Jean-Michel Baylet, à Emmanuel Macron.

" Un second tour Mélenchon-Le Pen, pour le pays, c'est effrayant, pour l'image du pays et pour son avenir, parce que les choix proposés sont extrêmement risqués", a-t-il dit.

Dans un premier temps, ils ont utilisé les données du Web, de l'Insee et de data.gouv afin de déterminer le résultat du premier tour par département, grâce à des données temporelles et départementales, en estimant que les électeurs pouvaient être regroupés en quatre catégories, allant de la gauche à l'extrême-droite, et en considérant Emmanuel Macron comme faisant partie du bloc de gauche.

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