Le meeting de Marine Le Pen au Zénith perturbé — Front national

20 Avril, 2017, 06:02 | Auteur: Stephane Girardot
  • François Fillon candidat de la droite à la présidentielle le 15 avril 2017 à Puy-en-Velay

"Le risque terroriste est plus élevé que jamais", a déclaré le ministre de l'intérieur Matthias Fekl. Ce baromètre est réalisé en parallèle du sondage quotidien " La Présidentielle en temps réel", avec une méthodologie différente.

Pour ce qui est des tendances au sein des électeurs, bien que l'indécision soit forte, le secrétaire général du CEVIPOF a indiqué qu'il y avait une tendance à la "stabilisation" des intentions de vote observée lors des derniers sondages d'opinion, notamment pour le candidat du mouvement En Marche!, Emmanuel Macron, avec 67% de ses électeurs déclarant qu'ils ne changeront pas d'avis "alors qu'ils n'étaient que la moitié précédemment". Les quatre candidats en tête se tiennent quasiment dans la marge d'erreur.

Au deuxième tour: Macron (64%), Marine Le Pen (36%). Elle perd d'ailleurs symboliquement la première place. Mais les deux favoris dans les enquêtes d'opinion comptent une bonne petite longueur d'avance sur François Fillon et Jean-Luc Mélenchon qui viennent respectivement en troisième et quatrième position dans ce nouveau sondage Ipsos/Cevipof. Jean-Luc Mélenchon obtiendrait, lui, 57% des voix s'il était opposé à la Présidente du Front national.

Marine Le Pen -donnée un demi-point derrière M. Macron à 22,5% des intentions de vote, selon un sondage Ipsos Sopa Steria- tient également un grand meeting de fin de campagne à Marseille. Il séduit davantage les électeurs de François Hollande que Benoît Hamon (23 contre 19%).

Derrière, François Fillon gagne encore un point et vient coller au duo de tête à 21% des voix. Il compte une légère avance sur Jean-Luc Mélenchon qui, depuis le premier débat présidentiel qui a eu lieu en mars, surfe sur une bonne dynamique dans les sondages. Peut-elle déclencher un vote utile?

François Fillon s'imposerait par 60% contre 40%. Un coup de pouce de Nicolas Sarkozy ne serait donc pas de trop pour aider son ex-Premier ministre.

68% des personnes interrogées se disent certaines d'aller voter le 23 avril, un pourcentage en hausse depuis la précédente enquête (63%), alors que l'abstention s'annonce élevée, tout comme le niveau d'indécision des électeurs. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne et par téléphone du 14 au 15 avril 2017.

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