Présidentielle : l'écart se resserre au sein du quatuor de tête

20 Avril, 2017, 13:32 | Auteur: Gregory Millet
  • François Hollande à l'Elysée le 11 avril 2017           Philippe LOPEZ- AFP

Le candidat socialiste a affirmé lundi ne pas croire en un "second tour droite - extrême-droite", se bornant à indiquer que dans un tel cas, il ne "voterait pas Marine Le Pen". Marine Le Pen et Emmanuel Macron perdent petit à petit leur avance tout en restant encore en tête, 22,5% d'intentions de vote pour la candidate frontiste et 23% pour celui d'En Marche.

Au second tour, Emmanuel Macron (62%-38%) comme François Fillon (57%-43%) battraient Marine Le Pen. Si sa dynamique est moins spectaculaire que celle de Jean-Luc Mélenchon, l'ancien Premier ministre connaît un "regain électoral", selon Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop.

Jean-Luc Mélenchon a réagi mercredi en ironisant sur "les pluies de grenouilles, les chars de l'Armée Rouge et le débarquement des Vénézuéliens" prédits par ses adversaires s'il arrivait au pouvoir, les accusant de "perdre leur sang-froid".

Ce dernier serait sur le point d'annoncer son soutien à Emmanuel Macron et c'est la dynamique de Jean-Luc Mélenchon qui paraît dicter le calendrier.

Avec 23,5 % des intentions de vote, en hausse de 0,5 point, le candidat d'En marche demeure le favori de l'élection présidentielle et semble avoir enrayé la baisse qu'il avait entamée il y a trois semaines, après avoir atteint un plus haut le 21 mars à 26 % des intentions de vote.

En effet, selon cette enquête réalisée les 16 et 17 avril sur un panel de 11.601 personnes, 28% des personnes interrogées admettent ne pas savoir pour qui voter et pourraient s'abstenir. ", lors d'un discours aux accents identitaires".

Dans ce contexte incertain, Marine Le Pen mise tout sur les thèmes de prédilection de son parti Front national (FN) pour remobiliser son camp: immigration, identité et sécurité. Mais il conserve son programme radical: rupture avec les traités européens de l'Europe "libérale", sortie de l'Otan et fin de la "monarchie présidentielle française". "Notre génération ". Le candidat s'en est surtout pris à François Fillon, que de nombreux analystes créditent d'un " vote caché ". "La campagne a été rude". Une telle démarche est évidemment d'un effroyable mépris pour ce parti, ses adhérents, les militants et tous ceux qui votent socialiste. Mes opposants de tous bords n'ont cherché qu'une seule chose: "m'abattre plutôt que débattre", a-t-il martelé. Sans oublier le ressentiment des électeurs du candidat officiel du PS, Benoît Hamon, sorti vainqueur des Primaires et lâchés par ses "frères".

Alors qu'il est déjà sorti récemment de sa réserve pour mettre en garde face au "péril " Mélenchon, François Hollande a de nouveau critiqué certaines positions du candidat de la France Insoumise.

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