Attaque sur les Champs-Élysées : qui est le tireur abattu ?

21 Avril, 2017, 20:42 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Des militaires patrouillent près de l'Arc de Triomphe à Paris après la fusillade sur les Champs Elysées le 20 avril 2017  AFP

L'assaillant a été neutralisé par les forces de l'ordre qui ont répliqué. "L'identité de l'attaquant est connue et a été vérifiée", a indiqué devant la presse, près du lieu de l'attaque, le procureur de la République de Paris, François Molins. A l'issue de sa garde à vue, il est relâché, faute d'éléments, selon une source proche de l'enquête.

L'auteur de l'attentat serait né en 1977, originaire de Livry-Gargan en Seine-Saint-Denis et connu des services de police mais non fiché S, comme l'indique Libération.

L'homme était domicilié à Chelles (Seine-et-Marne) et est décrit comme "sans profession". Celui-ci a été condamné pour des faits de violences envers des policiers en 2001 et placé en garde à vue, en février dernier, après avoir été soupçonné de vouloir tuer des policiers.

Les forces de l'ordre françaises tentaient de déterminer vendredi si l'homme qui a abattu un policier et blessé trois autres personnes la veille sur les Champs-Élysées, à Paris, a agi seul ou s'il avait des complices, après avoir découvert dans sa voiture un fusil à pompe et des couteaux.

Les autorités belges ont annoncé qu'un individu qui pourrait être lié à la fusillade sur les Champs-Elysées s'est rendu à la police. Pourtant, en 2005, sa peine a été reduite de cinq ans.

Après sa détention, il avait été de nouveau condamné en 2014 pour vol aggravé à Meaux à quatre ans de prison dont deux ans de sursis avec mise à l'épreuve. L'organisation "Etat Islamique" qui a revendiqué l'attentat via son organe de propagande Amaq, suggérait que l'auteur de l'attentat était "un Belge". Celle-ci devra également évaluer le degré de préparation du tueur qui s'en était déjà pris aux policiers début 2000.

Dans son message adressé aux autorités françaises, la police belge a révélé qu'au cours d'une perquisition au domicile anversois de Youssouf El Osri, elle avait trouvé un billet de Thalys à destination de Paris réservé pour le jeudi 20 avril à 6h.

Le président français François Hollande a promis dans une allocution télévisée depuis le palais de l'Elysée une "vigilance absolue" pour sécuriser la présidentielle, dont le premier tour se tient dimanche. Or, selon des sources proches de l'enquête, l'assaillant est un Français de 39 ans, qui faisait l'objet d'une enquête antiterroriste.

François Fillon, candidat de la droite à l'élection présidentielle, a affirmé vendredi qu'il y avait eu "d'autres attaques" jeudi soir à Paris, faisant allusion, selon son entourage, à l'agression d'un militaire de l'opération Sentinelle à la station de métro Etienne Marcel. L'homme s'est présenté dans la matinée dans un commissariat d'Anvers, a précisé Pierre-Henry Brandet peu après. "Il a ouvert le feu sur le car de police à l'arme automatique, a tué l'un des policiers et à essayé de s'en prendre aux autres en courant", avait rapporté une source policière plus tôt dans la soirée.

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