Dernier round télévisé pour les candidats — Présidentielle française

21 Avril, 2017, 21:16 | Auteur: Edgar Lajoie
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Ce qui rend les résultats du premier tour encore plus imprévisibles, c'est que l'indécision porte aussi sur les " gros candidats", avec 30 % d'incertitude pour les partisans de Jean-Luc Mélenchon, 26 % pour Emmanuel Macron, 19 % pour François Fillon et 16 % pour Marine Le Pen.

Au lendemain de l'attaque contre des policiers sur les Champs-Elysées, la candidate FN a estimé que "depuis dix ans, sous les gouvernements de droite et de gauche, tout a (vait) été fait pour que nous perdions" la "guerre" contre le terrorisme.

"Pour son inconséquence et sa légèreté, Cazeneuve depuis longtemps aurait dû démissionner", a lâché le bras droit de Marine Le Pen sur Twitter, ajoutant que le Premier ministre "ferait mieux de fustiger Daesh" au lieu de la candidate frontiste. Jean-Luc Mélenchon battrait aussi la présidente du Front national sur le score de 60%-40%. D'après une enquête Harris Interactive pour France Télévisions paru ce jeudi, le candidat LR-UDI est crédité de 19% là aussi à égalité avec le leader de la France Insoumise. Selon lui, la candidate du Front national "cherche comme après chaque drame à en profiter pour instrumentaliser et diviser, à exploiter sans vergogne la peur et l'émotion à des fins exclusivement politiciennes". 8 mars. Pendant ce temps-là, Benoît Hamon n'arrive toujours pas à décoller dans les sondages.

Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan a lui confirmé qu'il irait en Seine-Saint-Denis puis dans l'Essonne.

Dans une campagne à multiples rebondissements et au niveau de suspens inédit, ce sera la dernière grande fenêtre médiatique avant la très attendue échéance de dimanche. Exactement les mots qu'il avait prononcés à Nantes, mercredi dernier, au cours d'un meeting où Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, était à ses côtés et ceux qu'il a prononcés en conclusion de son intervention jeudi soir lors de l'émission politique sur France 2.

LONDRES, 20 avril (Reuters) - Ce n'est sans doute pas le moindre des paradoxes de la campagne présidentielle française: l'envolée dans les sondages d'un candidat de gauche radicale, désormais en mesure de prétendre à la qualification pour le second tour, n'est pas le principal motif d'inquiétude des investisseurs à trois jours du premier tour.

Notamment pour les quatre en position d'accéder au second tour au vu des intentions de vote: Emmanuel Macron, Marine Le Pen et, un peu derrière, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon, qui ont réduit l'écart dans la dernière ligne droite. Elle fut seulement contredite après des périodes de cohabitation entre un président d'un camp et un premier ministre de l'autre. Mais, pas de débat possible dans ce format inédit, objet de nombreuses tractations entre la chaîne publique et les équipes de campagne.

Soutenu par des artistes et des intellectuels américains, M. Mélenchon a reçu l'appui du président bolivien Evo Moralès. Quant à Philippe Poutou (NPA), il maintient son dernier meeting à Annecy. François Fillon participera lui à une randonnée à Chamonix, dans les Alpes.

Après ses propos sur les attentats ou l'immigration, Marine Le Pen poursuit son "recentrage" sur ses thèmes de prédilection, dans l'espoir d'enrayer son récent reflux dans les sondages.

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