Fusillade aux Champs-Élysées: Trois proches de l'auteur en garde à vue

21 Avril, 2017, 19:18 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Attentat à Paris: les policiers clairement pris pour cibles

Il a annulé un déplacement prévu en Bretagne vendredi.

Un policier a été tué, et deux autres blessés, jeudi soir dans une fusillade sur les Champs-Élysées revendiquée par le groupe terroriste État islamique.

L'Etat islamique a revendiqué l'attaque, citant comme auteur Abu Yussef le Belge.

Un terroriste présumé de 39 ans a ouvert le feu jeudi soir sur l'avenue des Champs-Elysées à Paris.

Un autre homme recherché en Belgique, jeudi, s'est rendu au commissariat d'Anvers (Belgique). Son identité est connue mais n'a pas encore été révélée.

La section antiterroriste du parquet de Paris s'était auparavant saisie de l'enquête, a annoncé la justice française. Il était en effet visé par une enquête antiterroriste pour avoir manifesté son intention de tuer des policiers.

Il avait déjà été condamné à plusieurs années de prison pour tentatives d'homicide volontaire sur un policier, un élève gardien de la paix et le frère de celui-ci, lors d'une course poursuite en 2001 en Seine-et-Marne.

Arrêté et place en garde à vue sous un faux nom, Karim Cheurfi. avait à nouveau grièvement blessé un policier qui le sortait de sa cellule.

Mais problème: l'auteur de l'attentat d'hier soir a été identifié grâce à la carte grise du véhicule utilisé pour l'attaque. Les enquêteurs et les différents corps des services de sécurité s'y sont relayés en vue de mettre la main sur des indices conduisant à une piste fiable et éventuellement l'implication de complices. François Molins, le procureur de Paris a également indiqué qu'une touriste "qui passait par là" a été "légèrement touchée".

La zone est restée fermée une bonne partie de la nuit, le temps pour les autorités de s'assurer qu'elle était bien sécurisée.

Karim C., principal suspect de l'attentat des Champs-Elysées. "Il a ouvert le feu sur le car de police à l'arme automatique, a tué l'un des policiers et à essayé de s'en prendre aux autres en courant", a rapporté une source policière.

L'élection présidentielle, très indécise, se tiendra pour la première fois dans l'histoire de la Ve République sous le régime de l'état d'urgence, instauré dans la foulée des attentats du 13 novembre 2015. Le premier ministre Bernard Cazeneuve a appelé à l'unité du pays: "rien ne doit entraver (le) moment démocratique" de la présidentielle.

"Dimanche constitue pour nous une journée de tous les dangers", a rappelé Céline Berthon, secrétaire générale du syndicat des commissaires de police (SCPN), affirmant sur Europe1 que "le maximum sera fait". Une série d'attaques, parfois de masse, ont fait 238 morts depuis 2015, ciblant notamment la célèbre Promenade des Anglais, à Nice, le 14 juillet 2016 (86 morts). Un policier et sa compagne avaient aussi été tués en juin lors d'une attaque à leur domicile à Magnanville, en région parisienne, devenant le symbole de forces de l'ordre particulièrement visées par les jihadistes.

En début de semaine, un nouvel attentat a été déjoué selon les autorités avec l'arrestation mardi de deux hommes soupçonnés de préparer "une action violente" et "imminente".

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