L'homme signalé par la Belgique s'est présenté à la police

21 Avril, 2017, 19:38 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Un impact de balle sur la porte vitrée d'un immeuble sur les Champs Elysées le 21 avril 2017  AFP

Elle accuse régulièrement le pouvoir de laxisme dans la lutte antiterroriste.

Emmanuel Macron a, lui, appelé vendredi à ne pas céder "à l'instrumentalisation qui serait d'utiliser la peur", tout en jugeant que "nous vivrons durablement avec la menace terroriste".

Le candidat PS Benoît Hamon a lui coupé la poire en deux: "un déplacement annulé dans matinée mais un discours maintenu à 17 h 30 à Carmaux, terre de Jaurès". Les quatre principaux candidats sont crédités d'intentions de vote se situant dans un mouchoir de poche.

Mme Le Pen, MM.

Le Président de la République, François Hollande, a dirigé un Conseil de défense vendredi matin à l'Elysée, après avoir promis dans la soirée une "vigilance absolue" pour sécuriser la présidentielle.

Vers 23h30, l'organe de propagande de l'Etat islamique a indiqué que l'organisation islamique revendiquait cette fusillade: "L'auteur de l'attaque des Champs-Elysées dans le centre de Paris est Abu Yussef le Belge, et c'est un des combattants de l'Etat islamique". Or, selon des sources proches de l'enquête, l'agresseur abattu est un Français de 39 ans, qui faisait déjà l'objet d'une enquête antiterroriste. Cette identité donnée par Daesh correspond en fait à celle d'un homme signalé jeudi à la France par les services belges? Celui-ci s'est d'ailleurs rendu dans un commissariat d'Anvers vendredi matin.

Karim Cheurfi avait été arrêté le 23 février puis relâché le lendemain sur ordre de la justice faute d'éléments, selon des sources proches de l'enquête. Le suspect avait été condamné en février 2005 à quinze ans de réclusion pour trois tentatives d'homicide volontaire, dont deux visant des policiers. Une perquisition a été menée jeudi soir à son domicile et trois membres de son entourage étaient entendus vendredi selon une source judiciaire.

Salim, un ami de la famille, qui l'avait vu pour la dernière fois il y a quelques semaines, l'a décrit auprès de l'AFP comme un type qui "a un grain" et "a passé une bonne partie de sa vie en prison". Son nom était déjà apparu dans plusieurs affaires.

Le sccutin présidentiel, très indécise, se tiendra sous le régime de l'état d'urgence, instauré dans la foulée des attentats du 13 novembre 2015. Selon les autorités, un nouvel attentat a été déjoué mardi avec l'arrestation à Marseille (sud) de deux hommes soupçonnés de préparer "une action violente".

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