Macron creuse son avance sur Le Pen

21 Avril, 2017, 20:10 | Auteur: Remi Laffitte
  • Jean-Luc Mélenchon en meeting à Toulouse le 16 avril 2017  AFP

"A la veille d'un rendez-vous majeur, j'en appelle bien entendu à l'esprit de responsabilité et à la dignité de chacun", a-t-il ajouté.

"Suite à l'attaque sur les Champs-Elysées, conduisant à la mort d'un policier et deux blessés, Le Pen avait estimé que "depuis dix ans, sous les gouvernements de droite et de gauche, tout a (vait) été fait pour que nous perdions" la "guerre" contre le terrorisme".

La campagne officielle de la Présidentielle s'achève ce vendredi à minuit, les médias n'ayant plus le droit de publier ou de diffuser sondages ni déclarations des candidats jusqu'à dimanche 20h, lorsque les premiers résultats seront annoncés. En effet, entre " le tandem " Emmanuel Macron-Marine Le Pen crédité en moyenne de 22% de suffrages et Jean-Luc Mélenchon à 19%, il n'y a que trois points, pile dans ladite marge d'erreur.

Les candidats se succèderont toutes les quinze minutes.

Marine Le Pen "cherche comme après chaque drame à en profiter pour instrumentaliser et diviser, elle cherche à exploiter sans vergogne la peur et l'émotion à des fins exclusivement politiciennes", a accusé le Premier ministre Bernard Cazeneuve dans une déclaration sur le perron de Matignon à la mi-journée. Dans une interview consacrée au Figaro, il expose sa théorie selon laquelle voter Marine Le Pen revient à voter pour Emmanuel Macron. Il a aussi appelé les Français à ne pas céder aux divisions, le but recherché par Daech à ses yeux. Et ne laissent que les miettes à Jean-Luc Mélenchon et François Fillon. Son entourage a confirmé le maintien de son programme pour vendredi. Il doit notamment participer en début de soirée à l'un des nombreux "apéros insoumis" organisés dans toute la France, accompagné notamment du leader de Podemos, l'Espagnol Pablo Iglesias. De plus, le candidat des Républicains a finalement réussi à réunir son camp lors de la dernière semaine de campagne, jugée convaincante, après des semaines de défense maladroite sur le terrain des affaires qui ont largement écorné son image. Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan a lui confirmé qu'il irait en Seine-Saint-Denis puis dans l'Essonne. Plus tard dans la journée, son lieutenant, Florian Philippot, a qualifié le drapeau européen de "torchon oligarchique". "(.) Il suffisait de voir leurs visages pour voir que c'était, on va dire les choses prudemment, un peu contraint et forcé", a jugé François Bayrou, le président du Modem et allié d'Emmanuel Macron. Le chef de l'Etat a promis que les services de l'Etat seraient "d'une vigilance absolue" pour sécuriser le scrutin, dimanche.

En attendant le verdict des électeurs, dont un nombre record se disent encore indécis, les candidats ont mis en scène leurs dernières alliances. Selon des sources concordantes, des proches dArnaud Montebourg (PS) envisagent aussi dappeler à voter pour lui.

Premier à entrer en lice, Jean-Luc Mélenchon s'est défendu d'être "un homme de pagaille", citant De Gaulle et Mitterrand, et a évoqué son projet d'Assemblée constituante pour une VIe République. Après avoir rencontré le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, il a enregistré jeudi soir le ralliement de Dominique de Villepin, ancien Premier ministre de Jacques Chirac.

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