Macron, Le Pen, Fillon et Mélenchon dans la marge d'erreur — Sondage Elabe

21 Avril, 2017, 17:25 | Auteur: Edgar Lajoie
  • La candidate FN à la présidentielle Marine Le Pen le 19 avril 2017 à Marseille

Selon un sondage Harris Interactive publié jeudi soir, avec 24,5% (+0,5) d'intentions de vote, le candidat d'En Marche! a creusé l'écart avec la candidate du FN (21%), en baisse d'un point en une semaine, juste devant François Fillon, stable à 20%, et Jean-Luc Mélenchon, stable également à 19%.

Cet ordre d'arrivée est l'inverse du résultat national de ce même sondage, qui crédite Emmanuel Macron de 23 % et Marine Le Pen de 22,5 %.

Le premier tour de la présidentielle française devrait se jouer entre trois candidats.

"Je veux vous protéger, j'y suis prêt".

Deux heures avant le début de l'émission, Emmanuel Macron a réussi un coup, avec un appel téléphonique de l'ancien président américain Barack Obama. C'est ce qu'ils attendent. Quelques heures plus tard, vendredi matin, lors d'une conférence de presse depuis son QG de campagne, la candidate frontiste a redit qu'elle était favorable au "traitement administratif ou pénal immédiat des fichés S connus pour leur adhésion à l'idéologie de l'ennemi". Avec 59% des voix, il gagnerait aussi contre Jean-Luc Mélenchon, crédité de 41% des votes.

Le candidat PS Benoît Hamon a, pour sa part, estimé auprès de l'AFP que "ce serait une grave erreur de tomber dans la peur et de mettre entre parenthèses le débat démocratique".

"Avec moi, il n'y aurait pas eu de Mohamed Merah", qui se proclamait "combattant d'Al-Qaïda" et avait tué en 2012 trois militaires ainsi que trois enfants et un enseignant juifs, et "il n'y aurait pas eu les terroristes migrants du Bataclan et du stade de France" qui ont fait 130 morts en novembre 2015, assure aussi Marine Le Pen. "C'est fini le laxisme, c'est fini la naïveté, on peut pas laisser à nos enfants un pays impuissant à les défendre", a lancé la candidate FN. La candidate de Lutte ouvrière Nathalie Arthaud a, quant à elle, qualifié "d'acte abject" cet attentat et exprimé sa "solidarité" avec les victimes tout en rejetant la responsabilité sur le gouvernement qu'elle accuse "d'alimenter le terrorisme". Surtout, le candidat d'En Marche! accentue l'écart avec Jean-Luc Mélenchon et François Fillon tous deux légèrement en retrait d'un point à 19 %.

Les journalistes David Pujadas et Léa Salamé continuaient d'interroger les candidats en tenant les téléspectateurs informés en direct des circonstances encore floues des conditions des tirs qui ont tué un policier et blessé un autre.

Il s'en prend sur ce terrain à Emmanuel Macron, jugé "flou", "comme sur tout le reste" affirmant qu'"on ne sent chez lui aucune détermination à lutter efficacement contre ce danger, qu'il n'a même pas diagnostiqué". "Cette menace, cet impondérable, fait partie du quotidien des prochaines années. Et je veux avoir une pensée pour la famille de la victime", a-t-il dit.

Au second tour, Emmanuel Macron gagnerait, quel que soit son opposant.

Mais, depuis les locaux de France 2, où ils participaient tous à l'émission "Quinze minutes pour convaincre", ils ont appris qu'une fusillade sur les Champs-Élysées avait tué un policier à Paris et blessé deux autres, ainsi qu'une passante.

Dans une campagne à multiples rebondissements et au niveau de suspens inédit, ce sera la dernière grande fenêtre médiatique avant la très attendue échéance de dimanche.

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