Un policier tué sur les Champs-Elysées, l'EI revendique

21 Avril, 2017, 21:26 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Capture d\'écran BFMTV

Arrivé sur les Champs-Élysées, le ministre de l'Intérieur a salué l'action des forces de l'ordre qui ont neutralisé l'assaillant. "Il est sorti. Il a ouvert le feu sur un car de police à l'arme automatique, a tué l'un des policiers et à essayé de s'en prendre aux autres en courant", a raconté à l'AFP une source policière.

Vendredi matin, une réunion du Conseil de défense a été convoquée par le président français.

Quatre candidats sont en position de se qualifier pour le second tour, le 7 mai: la chef de file de l'extrême droite Marine Le Pen, le centriste Emmanuel Macron, le conservateur François Fillon et le héraut de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon.

L'attaque a été presque aussitôt revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI), à l'origine de la plupart des attentats, parfois de masse, qui ont fait 238 autres morts depuis 2015 en France. Selon les médias français, il s'agit d'un homme de 39 ans, né en région parisienne et connu pour des faits de violences à l'encontre de représentants de l'autorité en France. "La Belgique a transmis un avis de recherche à la France concernant cet homme".

Vendredi matin, le ministère français de l'Intérieur a confirmé que les autorités belges avaient signalé aux autorités françaises l'homme en question, Youssouf E. O., tout en précisant que l'individu s'était présenté dans un commissariat anversois.

L'homme, qui avait manifesté son intention de tuer des policiers, avait été arrêté le 23 février puis relâché le lendemain, car la justice estimait qu'il n'y avait pas assez d'éléments pour révoquer sa liberté conditionnelle, selon des sources proches de l'enquête. Il avait déjà été condamné en 2005 à quinze ans de réclusion pour tentatives d'homicide volontaire sur un policier, un élève gardien de la paix et le frère de celui-ci, en Seine-et-Marne. Une perquisition a été effectuée en Seine-et-Marne au domicile présumé de l'assaillant. "L'identité de l'attaquant est connue et a été vérifiée", a commenté devant la presse le procureur de la République de Paris, François Molins jeudi soir. L'assaillant, fiché S, était visé par une enquête antiterroriste. Le quartier a été bouclé et d'importantes forces de police ont été déployées. La préfecture de police demande sur Twitter aux gens d'éviter les Champs Elysées. "Mais le réceptionniste de l'hôtel nous a dit que tout allait bien, que tout était réglé", dit Yue Wu, une touriste chinoise de 24 ans devant l'Arc de Triomphe. À son issue, le Premier ministre Bernard Cazeneuve a souligné que "rien ne doit entraver (le) moment démocratique" de la présidentielle avant d'en appeler à "l'unité" du pays, sans annoncer de nouvelles mesures de sécurité.

"Dimanche constitue pour nous une journée de tous les dangers", a rappelé Céline Berthon, secrétaire générale du syndicat des commissaires de police (SCPN), affirmant sur Europe1 que "le maximum sera fait".

Les derniers attentats meurtriers remontent à l'été 2016, quand la célèbre Promenade des Anglais à Nice avait notamment été le théâtre d'une attaque au camion bélier le 14 juillet 2016 (86 morts).

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