"J'avais le droit de partager les informations avec la Russie" — Donald Trump

18 Mai, 2017, 13:58 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Trump accusé d'avoir révélé aux Russes des informations classifiées

La Maison-Blanche a justifié cette réflexion par de nouvelles informations sur les techniques utilisées par des groupes terroristes. Franceinfo revient sur cette affaire en quatre questions.

Selon le Washington Post, M. Trump a, lors d'une rencontre récente dans le Bureau ovale avec Sergueï Lavrov, évoqué des informations ultra sensibles concernant une opération du groupe Etat islamique en préparation.

Ces renseignements avaient été communiqués par un partenaire des Etats-Unis qui n'avait pas donné l'autorisation à Washington de les partager avec Moscou, d'après le journal.

Selon les responsables américains, les révélations de Trump ont mis en danger la coopération avec un allié américain qui aurait accès aux rouages de l'EI.

En n'ayant apparemment pas su tenir sa langue en présence du chef de la diplomatie russe, Donald Trump a plongé dans la consternation les milieux du renseignement, et notamment des sources d'informations cruciales à l'étranger.

2Quand ces faits ont-ils eu lieu?

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Le président américain Donald Trump aurait partagé des informations très sensibles la semaine dernière au cours de son entrevue avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergey Lavrov, et l'ambassadeur russe à Washington Sergei Kislyak, affirment le Washington Post et le New York Times.

Des parlementaires se sont aussi déclarés choqués, rapporte le même quotidien.

A la Maison Blanche, les flammes sont attisées par les fuites constantes dans la presse.

Sergueï Lavrov en a posté des photos sur internet, provoquant la colère de Washington, qui affirme ne pas en avoir été averti, note RTL. Des affirmations embarrassantes que l'équipe du président américain s'est empressé de démentir. De quoi attiser les critiques.

Cette rencontre est intervenue au lendemain du limogeage surprise par le président américain du patron du FBI James Comey, dont les services sont chargés d'enquêter sur l'éventuelle collusion entre la campagne Trump et la Russie. "Cela continuera à être le cas", a-t-il ajouté.

Mauvais timing pour Donald Trump. Leur divulgation pourrait donner des indications sur la façon dont elles ont été obtenues et mettre des sources en difficulté.

Le souci, c'est que toutes ces informations étaient d'un degré "le plus hautement classifié". Un responsable, interrogé le mois dernier, a estimé que Donald Trump "n'a pas de filtre, ça rentre par une oreille et ça ressort par la bouche". "C'est un fanfaron compulsif, a dénoncé, lundi, un autre responsable, cité par l'agence Reuters".

Le ministre de la Défense Avigdor Lieberman a ainsi tweeté mercredi que "les relations sécuritaires entre Israël et les Etats-Unis, notre plus grand allié, sont profondes, importantes et sans précédent par leur étendue". Selon le général, Donald Tump et Sergueï Lavrov ont passé en revue "les menaces posées par des organisations terroristes à nos deux pays, y compris les menaces pesant sur l'aviation civile". "À aucun moment des sources ou des méthodes de renseignement n'ont été évoquées", a affirmé le conseiller à la sécurité nationale H. R. McMaster, qui a aussi qualifié de "faux" l'article du quotidien. "Pendant cet échange, la nature de menaces spécifiques a été discutée, mais ils n'ont pas parlé des sources, de méthodes ou d'opérations militaires ".

Mais le malaise est palpable.

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