La Corée du Nord revendique un nouveau missile, Washington veut des sanctions

18 Mai, 2017, 14:19 | Auteur: Stephane Girardot
  • La Corée du Nord procède à un nouveau tir de missile balistique
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 JUNG Yeon-Je

Ce tir de missile dimanche est le premier du régime de Pyongyang depuis l'arrivée au pouvoir cette semaine du nouveau président sud-coréen Moon Jae-In, qui a aussitôt réagi en parlant d'une "provocation irresponsable".

Les multiples sanctions n'ont pas entamé la détermination de la Corée du Nord à se doter de missiles balistiques susceptibles de porter le feu nucléaire sur le sol américain.

La Corée du Nord a mené son troisième tir de missile balistique très tôt dimanche matin du 14 mai, après l'interception des deux premiers par l'armée américaine, peu de temps après leur lancement. "La menace est réelle".

Avant ce nouveau tir de missile, le Trésor américain avait annoncé qu'il examinait "tous les moyens à sa disposition" pour couper les sources de financement international de Pyongyang. L'allié principal de Pyongyang, Pékin, sur qui Washington ne cesse de faire pression, a appelé "toutes les parties en présence (à) faire preuve de retenue et (à) s'abstenir d'accroître la tension dans la région". Le missile a parcouru 787 kilomètres en 30 minutes, avant d'aller se noyer dans la mer du Japon, à moins de 100 kilomètres de la Russie.

"De son côté, le Premier ministre japonais Shinzo Abe a qualifié ce nouvel évènement de " totalement inacceptable ", ajoutant que les tests répétés du régime de Kim Jong-un étaient une " grave menace " envers le Japon.

L'Otan enfin a condamné une "nouvelle violation d'une série de résolutions du Conseil de sécurité".

La représentante américaine a également indiqué à la presse à l'occasion d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité que Washington était prêt à "parler" avec Pyongyang mais à condition d'un "arrêt total du processus nucléaire et de tout essai" de missiles.

L'opération survient quatre jours après l'entrée en fonction du nouveau président sud-coréen, partisan d'une reprise du dialogue sur le dossier nucléaire nord-coréen. "Le président a dit que, quoique la Corée du Sud reste ouverte à la possibilité d'un dialogue avec la Corée du Nord, cela n'est possible que si la Corée du Nord fait montre d'un changement d'attitude", a déclaré un porte-parole de la Maison bleue lors d'une conférence de presse. La tension est montée depuis quelques mois autour de la péninsule coréenne avec l'accélération des programmes balistique et nucléaire nord-coréens.

Ce dernier tir était le dixième depuis le début de l'année, après des dizaines en 2016.

L'agence KCNA cite de son côté Kim Jong-Un affirmant que la stratégie américaine consistant à "intimider militairement les Etats faibles qui n'ont pas la bombe atomique " ne marchera pas avec le Nord. "Nous aurons un dialogue (avec l'administration Trump) dans les bonnes conditions", a précisé Choe Son-Hui, chef du bureau Amérique du Nord du ministère nord-coréen des Affaires étrangères.

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