La République En Marche présente "environ 450" candidats — Législatives

18 Mai, 2017, 20:02 | Auteur: Stephane Girardot
  • Meeting d'Emmanuel Macron à la Porte de Versailles le 10 décembre 2016

La liste était particulièrement attendue. Outre le cas de l'ancien chef du gouvernement et ancien candidat de la primaire socialiste, "il y a des vocations tardives qui s'éveillent" depuis l'élection d'Emmanuel Macron à l'Elysée, a constaté Richard Ferrand mardi soir sur Public Sénat, propos relayés par Europe1.

Pour mettre toutes les chances de son côté, l'ancien ministre a décidé de présenter des candidats de son mouvement, sous l'étiquette La République en marche, dans chacune des 577 circonscriptions.

Invité de Radio Classique, le président du groupe socialiste au Sénat, Didier Guillaume, a qualifié jeudi 11 mai de " honte " ce que Manuel Valls " prend sur la figure " de la part des socialistes après avoir annoncé qu'il souhaitait rallier La République en marche pour les législatives.

"Aucun candidat ne peut être investi s'il a déjà fait trois mandats de parlementaire", a justifié, au sujet de Manuel Valls, le secrétaire général Richard Ferrand devant la presse. "Au moment où nous voulons rassembler largement, il ne faut pas donner l'impression de rejeter, d'humilier, dans une vindicte", a expliqué Richard Ferrand.

Manuel Valls n'aura pas de candidat EN Marche! face à lui. Les quelque 150 candidats restant seront investis d'ici mercredi, a ajouté M. Ferrand. Même chose dans la première de l'Eure, qui est celle de Bruno Le Maire lui-même. Son but: imposer à Emmanuel Macron la cohabitation avec un gouvernement de droite. "C'est donc en homme libre mais fort d'une identité politique claire, revendiquée, assumée -républicain, progressiste, de gauche- que j'agis", a déclaré l'ex-Premier ministre.

Invité de la matinale de France 2 ce jeudi matin, François Baroin en a remis une couche: "Je pense qu'il y a des règlements de comptes entre Macron et Valls (.) qui n'ont rien à voir avec la bienveillance qu'on nous a vendue pendant la campagne".

La République en Marche a dévoilé ce jeudi une partie de ses candidats pour les législatives des 11 et 18 juin prochain.

Plusieurs personnalités ont également été investies, dont l'ancien juge d'instruction Eric Halphen, le mathématicien Cédric Villani ou encore la torera Marie Sara.

Les cinq conditions sont le renouvellement, la parité réelle, la probité, le pluralisme politique et la cohérence. Aussi, "52% de candidates et candidats issus de la société civile au sens qu'ils n'ont jamais exercé de mandat électif", a relevé M. Ferrand. Or que doit-il se passer dans ces six jours? "Tout cela est extrêmement fragile et balancer des candidats de la société civile, c'est un risque énorme, d'autant plus que le capital de voix de la présidentielle n'est pas énorme", s'inquiète un soutien du président élu cité par l'AFP. La réussite de l'exercice est cruciale pour la vie interne du jeune parti, bercé par l'euphorie de la présidentielle mais toujours en cours de structuration.

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