Trump dénonce "la plus grande chasse aux sorcières" de l'histoire américaine

18 Mai, 2017, 22:00 | Auteur: Stephane Girardot
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Il a expliqué l'avoir fait "pour des raisons humanitaires" et vouloir "en plus que la Russie renforce nettement sa lutte contre l'EI (groupe Etat islamique, ndlr) et le terrorisme".

"J'ai demandé au directeur Comey et à d'autres, depuis le début de mon administration, de trouver les RESPONSABLES DES FUITES dans la communauté du renseignement", a-t-il souligné.

L'étau se resserre sur Donald Trump.

Furieux contre M. Trump, le sénateur républicain américain John McCain a affirmé qu'il s'agissait d'un " message inquiétant aux alliés de l'Amérique et à ses partenaires dans le monde ".

Pour l'ancien chef de la CIA Leon Panetta, proche des démocrates, cette nouvelle affaire "entame la crédibilité de la présidence".

"C'est le président des Etats-Unis, pas une star de la téléréalité", a-t-il asséné sur CNN, en référence au passé médiatique de Donald Trump. Depuis lundi 15 mai, et la publication du Washington Post accusant le président des États-Unis d'avoir dévoilé des informations classifiées à des représentants russes lors d'une entrevue à la Maison Blanche, la polémique sur les relations entretenues avec la Russie et l'équipe Trump enfle.

Interrogé lors d'une conférence de presse à Sotchi avec le Premier ministre italien Paolo Gentiloni, le chef de l'Etat russe a manié l'ironie et la critique cinglante pour évoquer l'affaire des divulgations. Cette annonce survient au moment où le président américain est accusé d'avoir cherché à entraver cette enquête.

Des experts soulignent que la seule révélation de ces informations pourrait permettre aux Russes de remonter à la source et d'en déduire la façon dont les renseignements ont été recueillis. Trump et Lavrov ont passé en revue "les menaces posées par des organisations terroristes à nos deux pays, y compris les menaces pesant sur l'aviation civile".

La Russie tentait d'influencer l'issue du scrutin et de favoriser Donald Trump au détriment d'Hillary Clinton, jugée plus hostile aux intérêts russes, a conclu un rapport du renseignement américain en janvier. C'est ce qu'ont indiqué à l'agence Reuters des responsables américains informés du dossier.

Quatre mois après son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump n'en finit plus de devoir répondre et de se justifier de ses relations avec la Russie.

Selon un article du New York Times publié mardi soir, Donald Trump a demandé mi-février au directeur du FBI James Comey, qu'il a limogé avec fracas la semaine dernière, de mettre un terme aux investigations visant Michael Flynn, son ancien conseiller à la sécurité nationale. Deux commissions parlementaires s'intéressent également à la Russie, soupçonnée d'ingérence dans la campagne américaine. Il ne peut être démis que pour faute.

"Si c'est avéré, Trump n'a pas seulement compromis nos propres sources de renseignement, mais aussi celles d'un autre pays", poursuivent ses auteurs.

Parmi les contacts établis entre les Russes et les conseillers de Trump, les conversations téléphoniques entre l'ambassadeur russe à Washington, Sergueï Kislyak, et Michael Flynn, démontrent une volonté de contourner l'administration américaine. Et nous ne voulons rien avoir à faire avec ce n'importe quoi.

Ces informations avaient été communiquées par un partenaire des Etats-Unis qui n'avait pas donné l'autorisation à Washington de les partager avec Moscou.

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