Christophe Castaner évoque la méthode Macron: "solidarité, "collégialité", "confidentialité"

19 Mai, 2017, 23:19 | Auteur: Stephane Girardot
  • Edouard Philippe au Havre le 11 Mai 2017
          CHARLY TRIBALLEAU- AFP  Archives

Formé mercredi, le gouvernement d'Edouard Philippe et d'Emmanuel Macron s'est réuni pour la première fois en conseil des ministres ce jeudi.

Le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler en a annoncé la composition à 15H00 précises, selon l'horaire prévu, sur le perron de l'Elysée et selon les canons du genre.

Ce premier Conseil des ministres est l'occasion de tracer la ligne: Emmanuel Macron " fixera à cette occasion les grandes orientations de son quinquennat et la feuille de route du gouvernement", mais aussi " la méthode de l'action gouvernementale qui doit reposer sur deux piliers: la collégialité, et l'action collective", explique-t-on à l'Élysée. La droite est embarrassée, un groupe d'une vingtaine d'élus de droite souhaite que leur famille politique réponde à la main tendue du Président de la République.

La parité est par ailleurs parfaitement respectée, avec onze femmes et onze hommes et autant de ministres de plein exercice de l'un comme de l'autre sexe.

De son côté, Richard Ferrand, cheville ouvrière d'En Marche! et ministre de la Cohésion des territoires, a assuré que le gouvernement appliquerait "le projet présidentiel" d'Emmanuel Macron.

Nicolas Hulot occupe une place de choix dans l'organigramme. L'ancien animateur d'Ushuaïa avait également été pressenti pour rejoindre un gouvernement Hollande en janvier 2016 après avoir été l'un des artisans de la COP21.

Parmi les 'règles de bon fonctionnement' figure 'd'abord la solidarité nécessaire entre tous les membres du gouvernement' ainsi qu'un 'travail collégial', a souligné le nouveau chef de l'Etat, cité par le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner.

Nicolas Hulot est nommé ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, François Bayrouest nommé ministre d'Etat, garde des Sceaux, Bruno Le Maire, ministre de l'Economie.

"Nouveau gouvernement mais pas gouvernement du renouveau", a tweeté le chef du Parti socialiste (PS) Jean-Christophe Cambadélis, regrettant que la droite détienne des ministères clés.

L'opposition d'Edouard Philippe à ce texte a été rappelée lundi par le chef de file des députés socialistes Olivier Faure.

Outre Jean-Yves Le Drian, Annick Girardin est donc la seconde rescapée de l'ère Hollande, nommée aux Outre-Mer.

Désireux d'éviter un couac majeur, il a ainsi temporisé, l'annonçant avec une journée de retard, pour que la ituation fiscale de chacun et l'absence de conflits d'intérêt soient rigoureusement contrôlés.

Le souvenir de Thomas Thévenoud, l'éphémère secrétaire d'Etat qui avait oublié de déclarer ses revenus au fisc, est encore dans tous les esprits. La première étape de la constitution du nouvel exécutif avait été franchie lundi avec la nomination d'un Premier ministre venu du parti Les Républicains, Edouard Philippe, qui avait eu pour effet de semer un peu plus la zizanie à droite. "Ces derniers, Bruno Le Maire, un cacique de la droite, et Gérald Darmanin, une de ses étoiles montantes, ont de facto quitté leur parti en entrant au gouvernement, selon LR".

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