Etats-Unis: Joe Lieberman pressenti pour être le futur patron du FBI

19 Mai, 2017, 16:48 | Auteur: Stephane Girardot
  • Enquête sur l'ingérence russe dans la politique intérieure des Etats-Unis

M. Comey était tellement abasourdi par une telle demande qu'il a souhaité la documenter et la partager avec des hauts fonctionnaires du FBI.

"Ce n'est pas un récit fidèle (.) de la conversation entre le président et M. Comey", a indiqué un responsable de l'administration sous couvert d'anonymat.

Le Congrès n'a pas attendu et demandé mercredi au grand policier de venir témoigner lors d'une audition publique, réclamant aussi la production de ces notes, devenues en quelques heures les documents les plus recherchés des Etats-Unis.

Il a donné au chef de la diplomatie russe et à l'ambassadeur de Moscou, dans le Bureau ovale le 11 mai, des informations secrètes sur un projet d'opération du groupe Etat islamique.

Problème: une source de l'administration a confirmé à l'AFP que ces renseignements très secrets avaient été fournis par Israël, dont les méthodes et sources sur le territoire de l'organisation jihadiste risquent ainsi d'être mises à jour. La Maison Blanche ne conteste pas le fond de ces révélations mais insiste que le partage d'informations est une prérogative absolue du président.

Le président américain a répondu d'un simple "oui" à la question de savoir si l'ancien sénateur de 75 ans faisait figure de favori pour le poste de premier policier des Etats-Unis.

Sa nomination est une victoire pour l'opposition démocrate, qui la réclamait depuis longtemps.

"Ce n'est que révélation après révélation, allégation après allégation de faute grave". La place boursière évoluait encore ces derniers jours à proximité de ses records.

Au Congrès, les parlementaires républicains oscillaient entre lassitude et exaspération.

Aussi dommageables qu'elles soient pour sa crédibilité, les confidences de Donald Trump aux officiels russes sont légales. Puis le Sénat entier, à majorité républicaine, devra le confirmer à son poste par un vote. "Il est temps d'avoir un vrai témoignage".

"Nous avons besoin des faits", a déclaré le président de la Chambre, Paul Ryan, appelant à garder la tête froide. "Oui", a-t-il dit. Plusieurs élus républicains commencent à réclamer des comptes.

Accusant par ailleurs la campagne d'Hillary Clinton et la présidence de Barack Obama "d'actes illégaux", il s'est indigné qu'aucun procureur spécial n'ai jamais été nommé pour les examiner. Parmi eux figure le sénateur John McCain, lequel a comparé la situation au scandale du Watergate qui fit tomber Richard Nixon en 1974. Si l'affaire se résumait in fine à la parole de M. Comey contre de M. Trump, "il est assez évident que je ferais plus confiance au directeur Comey", a-t-il lâché.

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