Hulot assure que Fessenheim sera fermé

19 Mai, 2017, 20:40 | Auteur: Timothe Dupuy
  • La passation de pouvoir entre Nicolas Hulot et Ségolène Royal le 17 mai 2017 au ministère de l'Ecologie et du Développement durable

Questionné sur le fait de savoir s'il avait obtenu l'abandon du projet en échange de sa participation à l'exécutif, le nouveau "ministre de la Transition écologique" a d'abord botté en touche.

"Le Premier ministre pour commencer, le Président de la République lui-même, le ministre de l'Economie, c'est-à-dire ceux qui tiennent les cordons de la bourse", a-t-il énuméré, souhaitant néanmoins "bonne chance" à M. Hulot. "Il y a probablement une autre option qui permettra de satisfaire les intérêts des uns et des autres", a-t-il expliqué.

" Toutes les solutions et les options sont sur la table". Areva est découpée en morceaux et sauvée de la faillite par l'État, EDF se démène avec des milliards d'investissements et une dette qui grimpe (75 milliards d'euros), et le précédent gouvernement a fait adopter une loi, dite de transition énergétique, qui doit limiter à 50 % la part de l'énergie nucléaire dans la production d'électricité en France en 2025 (contre 76 % aujourd'hui).

"Cependant " la démonstration se fera peut-être chemin faisant qu'on peut aller plus loin que 50% (d'énergie non nucléaire, NDLR), a-t-il dit, tout en prévenant que " peut-être le développement des énergies renouvelables sera plus lent que prévu ".

"Il y va avec beaucoup de naïveté, il pense qu'il va changer tout à lui tout seul, c'est un homme qui a beaucoup de mal à intégrer la logique des rapports de force, il ne comprend pas ça", a déclaré M. Mélenchon jeudi sur le plateau de l'Emission politique de France 2.

" Ce qui est très important, c'est de faire baisser cette part, pas pour des raisons dogmatiques".

Le ministre est ensuite intervenu sur le dossier du nucléaire, dont il entend sortir à terme. Il y a des vies et des familles derrière le nucléaire.

" Il faut avoir une vision: "le premier point d'étape, et là on pourra vraiment évaluer la pertinence des uns et des autres et confronter les avis des uns et des autres, c'est 2025", a-t-il rappelé". "La fermeture de Fessenheim est le dernier acte de Ségolène Royal. J'ai promis de préserver cet acquis", a-t-il assuré.

Avant de conclure: "Le nucléaire qu'on soit pour ou contre de toute façon on ne peut pas s'en passer demain matin. Donc elle aura lieu mais encore une fois, là aussi, (...) dans la concertation", a affirmé Nicolas Hulot.

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