Iran: forte affluence à la présidentielle cruciale pour Rohani

19 Mai, 2017, 15:27 | Auteur: Edgar Lajoie
  • ATTA KENARE  AFP

Le maire conservateur de Téhéran, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le 1er vice-président réformateur, Es-Hagh Jahanguiri, se sont retirés de la course et ont appelé à voter respectivement pour Raissi et Rohani. Les bureaux ont ouvert à 03h30 GMT.

Les Iraniens ont commencé à voter vendredi à une présidentielle opposant le président modéré sortant Hassan Rohani au religieux conservateur Ebrahim Raissi, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Cinquante-cinq millions d'Iraniens, sur 80, sont inscrits sur les listes électorales. Ce dernier est une figure conservatrice proche du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, qui l'avait nommé il y a un an à la tête d'une puissante fondation de charité basée à Machhad, dans le nord-est du pays.

En revanche, Moshen, 32 ans, qui travaille dans le secteur culturel, a choisi M. Raissi car "notre pays est entouré d'ennemis". Le président Rohani a réussi, pendant son premier mandat, à réduire le taux d'inflation de près de 40 % à environ 9,5 %, et l'accord sur le programme nucléaire a permis la levée d'une partie des sanctions internationales. "Si nous ne renforçons pas nos capacités nationales, nous serons touchés", dit-il.

Mais la méfiance entre Téhéran et Washington, qui ont rompu leurs relations diplomatiques peu après la révolution islamique en 1979, demeure: le maintien de l'accord nucléaire s'est accompagné de nouvelles sanctions américaines liées au programme de missiles balistiques de l'Iran. Cette méfiance s'est même accentuée après l'arrivée au pouvoir de Donald Trump qui a multiplié les déclarations anti-iraniennes et accru les sanctions non liées au nucléaire depuis janvier.

Malgré l'hostilité américaine, l'ambition de M. Rohani est de poursuivre l'ouverture au monde pour attirer davantage d'investissements, tandis que M. Raissi veut défendre les classes les plus défavorisées par la préférence nationale dans le domaine économique. - 'Les mains des étrangers' - Sans remettre en cause cet accord voulu par le guide suprême, Ebrahim Raissi a dénoncé le manque de résultats de ce compromis qui a attiré peu d'investissements par rapport à ce qui avait été escompté, et n'a pas profité aux plus défavorisés dont il se fait l'avocat. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

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