La dernière de Trump — États-Unis

19 Mai, 2017, 08:21 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche le 13 mai 2017

"En ma qualité de président j'ai voulu partager avec la Russie (lors d'une rencontre, dont la date a été rendue publique, à la Maison-Blanche), ce dont j'ai parfaitement le droit, des faits concernant..." Il a expliqué l'avoir fait "pour des raisons humanitaires" et vouloir "en plus que la Russie renforce nettement sa lutte contre l'EI (groupe Etat islamique) et le terrorisme". Un autre responsable, repris par Reuters, a qualifié Trump de "fanfaron compulsif. J'ai des gens qui me briefent avec d'excellents renseignements chaque jour", a assuré Trump selon un membre de la Maison Blanche, d'après des médias sus-évoqués.

Dès janvier 2017, le quotidien israélien Yedioth Ahronoth affirmait que les milieux du renseignement israélien étaient extrêmement inquiets que des informations classifiées transmises à l'Administration Trump ne finissent entre les mains des Russes ou des Iraniens, compte tenu des liens supposés entre le milliardaire américain et le chef du Kremlin. De même sensibilité, l'ancien directeur de la CIA Leon Panetta, estime que l'affaire "entame la crédibilité de la présidence..."

"Nous sommes en train d'assister au développement d'une véritable schizophrénie politique aux Etats-Unis", a martelé Vladimir Poutine à propos de l'affaire.

Dans une conférence de presse organisée à la hâte, H.R. McMaster, le conseiller à la sécurité nationale de Trump a rejeté les allégations du Post: "A aucun moment, des sources ou des méthodes d'intelligence n'ont été discutées, et aucune opération militaire n'a été divulguée, qui ne soit déjà connue publiquement ".

Des experts soulignent que la seule révélation de ces informations pourrait permettre aux Russes de remonter à la source.

Selon le général, MM. Résultat, poursuit le quotidien américain, Trump a "mis en péril une source critique de renseignements sur l'État islamique".

Pour sa part, le gouvernement russe a réfuté les informations "complètement insensées" véhiculées par le "Washington Post". Les agences américaines de renseignement accuse Moscou d'ingérence dans la campagne américaine. Ironie de l'affaire, des officiels israéliens avaient signalé plus tôt cette année que partager des informations avec Donald Trump était risqué. Mais les données communiquées "pourraient être utilisées pour déduire des sources et méthodes qui n'ont pas directement été révélées". Mais le danger qui guette désormais les États-Unis, c'est de voir le flux d'informations en provenance de pays amis se tarir.

Donald Trump a, selon le Washington Post, révélé des informations classées secret défense à ses interlocuteurs russes la semaine dernière. "Pour nous, ce n'est pas un sujet, c'est encore une fois n'importe quoi". Et nous ne voulons rien avoir à faire avec ce n'importe quoi. "Nous n'avons aucun moyen de savoir ce qui a été dit mais la protection des secrets de notre nation est cruciale ", a déclaré Doug Andres, porte-parole de Paul Ryan, président républicain de la Chambre des représentants.

Le "Washington Post" écrit que l'information relayée par M. Trump à l'occasion de la rencontre du 10 mai lui avait été fournie par un partenaire des États-Unis dans le cadre d'une entente de partage d'informations.

Washington et Moscou prônent des approches opposées dans le dossier syrien: les Etats-Unis souhaitent le départ du président syrien Bachar al-Assad, que la Russie soutient militairement depuis septembre 2015.

Retrouvez cet article sur Francetv infoVIDEO.

Recommande: