Macron donne directives et directions au premier conseil

19 Mai, 2017, 18:22 | Auteur: Gregory Millet
  • 16			Mai 2017		
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"Emmanuel Macron voulait que les femmes occupent des ministères de premier plan et ne soient pas reléguées à des portefeuilles qui leur sont traditionnellement dévolus ou moins importants", note l'entourage du nouveau président. Ils sont tous là. Selon le porte-parole du gouvernement, le nouveau chef de l'Etat a insisté sur "la solidarité nécessaire entre tous les membres du gouvernement" ainsi qu'un "travail collégial" parmi les "règles de bon fonctionnement". Hier (jeudi), quand il est entré dans la salle du Conseil des ministres, il y avait des pas hésitants pour la plupart d'entre nous, et il y avait un pas déterminé, un discours déterminé, une posture déterminée du président de la République.

En ce qui concerne les politiques prioritaires, Christophe Castaner a cité la réforme du droit du travail, de la préparation de la rentrée, de la préparation budgétaire et enfin de la loi de moralisation de la vie politique, présentée en conseil des ministres avant les élections législatives.

S'il est resserré, ce premier gouvernement de l'ère Macron compte cependant davantage de ministres que le premier gouvernement Fillon qui avait battu un record sous la Ve République en la matière avec seulement 15 ministres, quatre secrétaires d'Etat et un Haut-Commissaire.

De son côté, Richard Ferrand, cheville ouvrière d'En Marche! et ministre de la Cohésion des territoires, a assuré que le gouvernement appliquerait "le projet présidentiel" d'Emmanuel Macron. Il avait été le premier politicien socialiste d'envergure à appuyer la candidature présidentielle de M. Macron. Le chef du gouvernement entend "bien sûr" s'impliquer dans cette bataille électorale pour "donner au président de la République la majorité dont il a besoin", sans toutefois dire explicitement s'il ferait campagne pour les candidats de La République en Marche face à ceux de son parti, Les Républicains. Le gouvernement comptait alors autant de ministres ou ministres délégués masculins que féminins, rappelle France Info dans une infographie.

Nicolas Hulot (ci-dessus lors de son arrivée à l'Elysée), qui a longtemps refusé de participer aux précédents gouvernements, est devenu mercredi le ministre de la Transition écologique et solidaire d'Edouard Philippe. En ce qui concerne maintenant les équilibres politiques, Les Républicains " Macron-compatibles " comme Bruno Le Maire et l'édile de Tourcoing Gérald Darmanin héritent, quant à eux, d'une place de choix puisqu'ils s'emparent de la citadelle Bercy, respectivement à l'Economie et aux comptes publics.

Ce gouvernement assez resserré comporte quatre socialistes, deux radicaux de gauche, trois centristes, deux LR, les autres provenant de la société civile. Six ans plus tard, l'heure de la revanche a sonné et Bruno Le Maire récupère le maroquin tant convoité faisant office de " prise de guerre " au regard de son appartenance aux Républicains.

Un total de 61% des Français se disent satisfaits de la composition du gouvernement, selon un sondage Elabe pour la télévision BFMTV publié jeudi. 65% des personnes interrogées estiment qu'il incarne un "renouvellement", contre 33% d'un avis contraire.

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