Trump voit "une rare opportunité d'apporter sécurité, stabilité et paix" — Israël

24 Mai, 2017, 20:55 | Auteur: Edgar Lajoie

Au cours de sa visite au Proche-Orient, l'objectif premier de Donald Trump est de parvenir à organiser une rencontre entre Benyamin Netanyahu et Mahmoud Abbas, les dirigeants israélien et palestinien.

"Sixième président américain à fouler le sol d'Israël, 43 ans après Richard Nixon, Donald Trump a endossé les habits du messie, dès sa descente d'avion, lundi".

" Je n'ai jamais mentionné le mot ou le nom d'Israël".

En quatre mois de présidence, Donald Trump a déjà su créer la surprise et pour les deux parties, l'hôte de la Maison Blanche reste une énigme, un chef d'Etat imprévisible. Il a réaffirmé sa volonté de "tout faire" pour aider les Palestiniens et les Israéliens à conclure un accord de paix.

Elle sera suivie en début de soirée de l'inauguration sur la Colline des munitions à Jérusalem, du Musée dédié à ce conflit de 1967, puis d'une seconde cérémonie en l'honneur de la Journée de Jérusalem. Après avoir atterri en Israël ce lundi 22 mai, il s'est rendu à Jérusalem, ville sainte pour chrétiens, juifs et musulmans.

" Les deux parties feront face à des décisions difficiles".

Israël considère Jérusalem comme sa "capitale éternelle et indivisible".

Pendant sa campagne, il avait promis de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël et d'y transférer l'ambassade des États-Unis actuellement à Tel-Aviv, rompant avec des décennies de diplomatie américaine et alarmant les Palestiniens et le monde arabe. jusuq'à cette déclaration, la politique américaines avait évité de se prononcer sur la souveraineté de Jérusalem, censée s'inscrire dans un règlement final du conflit.

Il s'est notablement ravisé à l'épreuve du pouvoir. Barack Obama avait remis l'Iran dans le concert des nations à la faveur de l'accord sur le nucléaire, explique David Khalfa, chercheur associé à l'Institut prospective et sécurité en Europe. M. Trump est devenu le premier président américain en exercice à se rendre au mur des Lamentations, site de prière le plus sacré du judaïsme, et il a déposé une gerbe au mémorial de la Shoah.

La paix n'a pas paru plus lointaine depuis des années. Son conseiller à la Sécurité nationale, le général HR McMaster, évoque à présent son souhait "d'autodétermination pour les Palestiniens". Pour le président Trump, comme il l'a dit à Riyad, il faut trouver le dénominateur commun, celui du "combat du bien contre le mal ".

Donald Trump se recueille devant le Mur des.

Une forme de mise en garde envers Israël qui fait écho aux mesures annoncées dimanche soir par le gouvernement israélien, mesures censées améliorer la vie quotidienne des Palestiniens et visiblement adoptées à la demande de Donald Trump.

Paradoxalement, c'est aussi Melania Trump qui remettait fin mars 2017 un prix féministe à de nombreuses femmes, certaines d'entre elles désormais interdites d'accès au territoire américain à cause des dispositions de Donald Trump. "Je suis venu sur cette terre ancienne et sacrée pour réaffirmer les liens indestructibles entre les États-Unis et l'État d'Israël", a-t-il déclaré.

Pour relancer le processus de paix, la nouvelle administration américaine mettait en avant le besoin de " sortir des sentiers battus".

Cependant, les revirements du président Trump sur les questions majeures concernant Israël et la Palestine font souffler le chaud et le froid. ". Il a rappelé que dans une région aussi instable et troublée que le Moyen-Orient, l'alliance stratégique entre les Etats-Unis et Israël est comme un phare de liberté et a souligné les dangers du terrorisme contre lequel doivent lutter ensemble les Etats-Unis et Israël mais aussi des pays arabes".

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