Après six mois dans l'espace, Thomas Pesquet a atterri au Kazakhstan

15 Juin, 2017, 21:10 | Auteur: Ludovic Moineau
  • Selfie de Thomas Pesquet dans l'espace en janvier 2017

Le 2 juin, spationaute français Thomas Pesquet réalisera son grand retour sur Terre après avoir passé près de 200 jours à bord de la Station spatiale internationale (ISS). C'est prouvé: le retour de Thomas Pesquet sur Terre après six mois dans la station spatiale internationale ne sera pas sans douleur.

Quelques heures après son atterrissage, Thomas Pesquet devait s'envoler pour le Centre européen des astronautes à Cologne (Allemagne), tandis qu'Oleg Novitski devait rejoindre Moscou. Puis avec notre invité, Jean-Jacques Favier ex-spationaute français, on reviendra sur la mission Proxima, les expériences scientifiques qu'a mené Thomas Pesquet à son bord:les grands moments de la mission depuis 6 mois comme les sorties extra-véhiculaires.

"C'est difficile de retourner sur Terre, de retrouver la gravité qu'on n'a pas connue pendant six mois". Il a cette fois effectué une cinquantaine d'expériences scientifiques pour l'agence spatiale russe Roskosmos.

A 350 km d'altitude, le désamarrage de la capsule Soyouz à l'ISS a eu lieu à 12h56, heure de Paris, selon l'ESA.

"Je voulais vous dire combien nous sommes immensément fiers de vous", a-t-il conclu, alors qu'une nouvelle salve d'applaudissements retentissait dans la salle et que Thomas Pesquet accueillait ces propos par un pouce levé.

"Ils vont bien sûr nous manquer, ce sont des astronautes exceptionnels", a déclaré, les larmes aux yeux, Peggy Whitson, avant de passer le commandement de l'ISS à Fiodor Iourtchikhine.

Il passera sa première nuit dans un laboratoire de la ville où l'équipe médicale de l'ESA surveillera sa réadaptation à la gravité après ce semestre passé en apesanteur.

À 13h17, les deux astronautes avaient procédé à la désorbitation de leur vaisseau, qui s'est ensuite séparé en trois parties.

Ce n'est que lorsque la vitesse de la capsule et ses deux passagers aura été ralentie à environ 800 km/h que s'ouvriront ses parachutes. Nous avons touché le sol "de manière assez dure". Avec son collègue russe Oleg Novitski, ils se sont posés, vendredi, dans les steppes du Kazakhstan. A moins d'un mètre du sol, des rétrofusées se sont allumés, pour ralentir davantage la vitesse du module. "Non seulement ils arrivaient à faire tout ce qui était prévu au programme, mais ils en redemandaient ".

Les vaisseaux russes Soyouz sont le seul moyen d'acheminer et de rapatrier les équipages de la station orbitale depuis l'arrêt des navettes américaines.

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