La ministre de la santé veut rendre 11 vaccins obligatoires

16 Juin, 2017, 10:15 | Auteur: Ludovic Moineau
  • Benoit Tessier  Reuters                       La ministre de la Santé voudrait rendre 11 vaccins obligatoires

Les vaccins contre la diphtérie, le tétanos, et la polio sont obligatoires, tandis que huit autres, dont la coqueluche, l'hépatite B, la rougeole, sont recommandés. Il n'est pas tolérable que des enfants en meurent: dix sont décédés depuis 2008.

Pour faire face à cette situation, "nous réfléchissons donc à rendre obligatoires les onze vaccins pour une durée limitée, qui pourrait être de cinq à dix ans", indique la ministre en soulignant que "l'Italie l'a fait la semaine dernière ". Pour la tuberculose, la coqueluche, la rubéole, la rougeole, les oreillons, la varicelle, la grippe, l'hépatite B, le zona, les infections à haemophilus influenzae de type B, à pneumocoque, à méningocoque C et les infections à papillomavirus humains, les vaccinations sont recommandées. Malheureusement, il n'y a pas d'autres solutions pour lutter contre la recrudescence des maladies infantiles.

Celui-ci prévoyait "l'extension de l'obligation vaccinale à 11 vaccins, selon la recommandation du groupe piloté par le professeur Fisher", avait déclaré Touraine, qui avait organisé une "concertation citoyenne" sur la vaccination en 2016. Il a aussi évoqué son projet de "prélèvement forfaitaire unique à 30%" sur l'assurance-vie, et son souhait de réorienter cette épargne à long terme vers l'investissement et la prise de risque.

"Ce serait une hérésie ", lui répond dans ce même journal Jacques Bessin, président de l'Union nationale des associations citoyennes de santé (UNACS). Selon lui, " les vaccins ont des effets secondaires neurologiques, musculaires mal mesurés et parfois irréversibles ". "Oui, les industriels gagnent de l'argent mais on ne peut pas réduire la question de la vaccination à l'intérêt des laboratoires", a-t-elle tranché. "Je suis convaincue que c'est cela qui doit être engagé, maintenant la responsabilité est la vôtre", lui avait-elle lancé. "C'est une option qui doit être discutée avec l'ensemble des acteurs, mais elle doit s'accompagner de pédagogie", explique Agnès Buzyn dans Le Parisien, ce vendredi. "Le problème, c'est que là, en l'occurrence, en l'espèce, je demande à voir plus précisément ce qu'il en est, parce que j'ai une méfiance vis à vis de ce gouvernement et de cette ministre en particulier " a-t-elle encore argumenté. Parmi les sondés, les fumeurs sont toutefois bien plus réticents: 87% d'entre eux y sont opposés. "La hausse du prix du paquet est donc une façon de faire baisser le nombre de fumeurs".

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