Grégory: ceux qui ont participé à l'enlèvement sont "les auteurs du crime"

17 Juin, 2017, 13:20 | Auteur: Gregory Millet

Le grand-oncle du petit Grégory, Marcel Jacob, et sa grand-tante, Jacqueline Jacob, ont été mis en examen vendredi pour enlèvement et séquestration suivie de mort, 32 ans après le meurtre de cet enfant de 4 ans retrouvé pieds et poings liés dans les eaux de la Vologne le 16 octobre 1984.

"Les deux mis en examen ont nié en l'état toute participation aux faits reprochés" a-t-il précisé, mais il a ajouté que Marcel et Jacqueline Jacob ne présentent pas d'alibi "qui soit confirmé ou étayé" pour le jour de la disparition de l'enfant. Et son épouse Jacqueline, 72 ans, a quitté le palais de justice de Dijon (centre-est) sous escorte de plusieurs gendarmes. Le couple avait été placé en garde à vue mercredi par les gendarmes, après son interpellation dans les Vosges.

Le procureur Bosc avait désigné jeudi Jacqueline Jacob comme un des corbeaux de l'affaire. Les grands-parents paternels de l'enfant ont eux été entendus comme témoins, à leur domicile dans les Vosges.

Marcel Jacob et Michel Villemin, frère de Jean-Marie et défunt époux de Ginette, étaient très liés à Bernard Laroche, premier suspect de l'affaire, tué en 1985 par Jean-Marie, son cousin qui le pensait coupable. Des expertises graphologiques sont au cœur de l'enquête, à défaut d'analyses ADN probantes, le dossier étant riche en lettres de menaces et autres courriers anonymes.

"On n'a aucun élément matériel, rien" à leur encontre, "on a mis la charrue avant les bœufs", a réagi Me Stéphane Giuranna devant les médias, après la conférence de presse du procureur général de Dijon.

Par le passé, les enquêteurs avaient soupçonné le couple Jacob d'être le mystérieux "corbeau", auteur de plusieurs lettres anonymes dont une revendiquant le meurtre. Le couple n'avait toutefois jamais été inquiété judiciairement.

Le logiciel d'analyse criminelle Anacrim, conçu et utilisé par la gendarmerie et fréquemment utilisé pour résoudre les "cold cases", a permis d'avoir "un regard neuf sur la procédure" en reconstituant la chronologie avant et après le crime et en pointant des incohérences "qui avaient jusque-là échappé aux enquêteurs".

A lire aussi Affaire Grégory: La famille, forcément la famille. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.

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