Le Qatar rejette des accusations "sans fondement"

18 Juin, 2017, 06:31 | Auteur: Stephane Girardot
  • Soutien au terrorisme : l'Arabie saoudite se blanchit sur le dos du Qatar

Jeudi, le ministre Al-Thani avait affirmé à l'AFP que son pays excluait que la tourmente actuelle ne dégénère en conflit armé.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a critiqué les sanctions "pas bonnes" prises par l'Arabie saoudite et ses alliés contre le Qatar, pays avec lequel Ankara compte, a-t-il dit, "développer" ses relations.

L'Arabie saoudite, l'Égypte, les Émirats arabes unis et Bahreïn ont rompu lundi leurs relations diplomatiques avec le Qatar, qu'ils accusent de collusion avec l'Iran et de promouvoir le terrorisme, ce qui a provoqué une crise diplomatique sans précédent depuis plusieurs années entre les puissances du Golfe.

Très remontés contre le Qatar, ils dénoncent sa collaboration avec Téhéran qui est, par ailleurs, un rival de Riyad, rapporte la source, ces pays imposent de sévères restrictions aériennes et ferment leurs frontières terrestres et maritimes avec le petit émirat gazier. En Europe, la France a souhaité que le Qatar réponde aux questions posées par ses voisins qui l'accusent de soutenir le terrorisme.

A en croire le communiqué du ministère mauritanien des Affaires étranges, cité par l'agence officielle AMI et relayé par l'AFP, "Le gouvernement de la République islamique de Mauritanie a décidé de rompre ses relations diplomatiques avec l'Etat du Qatar" sous prétexte que Doha serait d'un important soutien pour les organisations terroristes dont elle ferait la promotion des idées extrémistes.

Sans parler de "changement de régime" au Qatar, M. Gargash a exigé un "engagement politique" incluant le respect de promesses faites lors d'une première crise en 2014, ainsi qu'une "feuille de route" avec des "mécanismes clairs" de mise en oeuvre. Dakar a rappelé son ambassadeur au Qatar...

Lors d'un entretien téléphonique avec cheikh Tamim, M. Trump a "proposé d'aider les différentes parties à régler leurs différends, y compris à travers une rencontre à la Maison Blanche si nécessaire". Il a également appelé l'homme fort d'Abou Dhabi, Mohammed ben Zayed Al Nahyane.

Le nombre de troupes qui pourraient être déployées sur la base n'a pas été précisé et aucune date pour l'application effective de l'accord n'a été avancée.

Un possible rapprochement du Qatar avec l'Iran inquiète aussi les adversaires de Doha dans le Golfe.

Le cheikh Sabah al Ahmad al Djaber al Sabah s'était rendu dans la journée aux Emirats arabes unis et la veille en Arabie saoudite.

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