Londres et l'UE lanceront bien les négociations le 19 juin — Brexit

18 Juin, 2017, 18:00 | Auteur: Stephane Girardot
  • David Davis le ministre britannique en charge du Brexit

Le ministère britannique chargé du Brexit a confirmé le 15 juin que le Royaume-Uni et l'Union Européenne (UE) débuteraient bien le 19 juin les négociations sur le Brexit. Elles seront lancées par le ministre britannique chargé de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, David Davis, et par le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier.

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Les négociations sur le Brexit débuteront comme prévu lundi 19 juin, ont conjointement annoncé jeudi Londres et Bruxelles.

Encore très populaire au mois d'avril, la dirigeante a perdu en quelques semaines tout ou partie de son crédit. Cette date avait été fixée avant les élections législatives anticipées du 8 juin au Royaume-Uni.

Puis sa réaction au terrible incendie de la tour Grenfell à Londres. Elle le fera le lendemain, mais trop tard: elle est accusée de n'avoir pas pris la mesure de ce drame qui a fait des dizaines de morts.

Autant d'éléments qui ont conduit des responsables conservateurs et de l'opposition travailliste à appeler Mme May à renoncer au Brexit "dur" qu'elle prône, à savoir une sortie du marché unique afin de reprendre le contrôle des frontières britanniques et limiter l'immigration européenne.

Parmi les voix discordantes, le ministre des Finances Philip Hammond a affirmé vendredi que "la priorité" des négociations sera de protéger les emplois et la croissance.

D'après le Financial Times, qui cite des sources anonymes, David Davis offrira de garantir les droits dont disposent actuellement les citoyens européens installés en Grande-Bretagne (comme la liberté de se déplacer et de travailler).

Londres est supposé quitter l'UE fin mars 2019, soit deux ans après le déclenchement officiel de la procédure de sortie par Mme May, le 29 mars.

"Nous avons trois priorités, la question des frontières (notamment celle entre Irlande et Irlande du Nord), celle des citoyens européens et celle des obligations financières (l'argent dû par Londres dans le cadre du budget de l'UE)", rappelait Michel Barnier, le négociateur en chef des Européens, dans une interview publiée mardi par le quotidien Le Monde.

Mais avant de refermer la porte de l'UE, 53% des Britanniques verraient d'un bon oeil la possibilité de voter l'accord qui aura été négocié, indique un sondage Survation/Mail on Sunday.

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