NKM confrontée à son agresseur, qui nie les faits devant la police

18 Juin, 2017, 22:24 | Auteur: Gregory Millet
  • Un passant arrache les tracts de la candidate Nathalie Kosciusko Morizet le 15 juin 2017 à ParisPlus

Selon nos informations, une confrontation entre l'agresseur présumé et la candidate LR (qui est sortie de l'hôpital vendredi) devait être organisée dans l'après-midi.

Nathalie Kosciusko-Morizet avait été agressée jeudi 15 juin, à Paris, en pleine campagne électorale des élections législatives.

Nathalie Kosciusko-Morizet, en ballottage défavorable face au candidat de la République en marche Gilles Le Gendre, distribuait des tracts sur le marché de la place Maubert dans le Ve arrondissement jeudi matin lorsqu'un homme d'une cinquantaine d'années les lui a pris pour les lui envoyer au visage, la traitant de "bobo de merde", selon une journaliste de l'AFP.

Placé en garde en vue, ce maire (sans étiquette) d'un petit village de Normandie (ouest), a été confronté à la candidate du parti Les Républicains "mais il nie les faits", a déclaré à l'AFP Xavier Autain, l'avocat de Nathalie Kosciusko-Morizet, souvent désignée par ses initiales, NKM.

A la veille du second tour des législatives, Vincent Debraize, 55 ans, s'est rendu de lui-même samedi matin à la convocation des policiers chargés de l'enquête sur cette agression qui avait provoqué la chute et l'évanouissement de l'ancienne ministre, a-t-on appris de source proche du dossier. L'intéressé, maire d'un village normand, a nié toute violence devant la police mais sa garde à vue a été prolongée. Des témoins seront notamment auditionnés durant la journée de dimanche. Au premier tour, NKM avait essuyé un camouflet en ne réunissant que 18,5 % des suffrages.

"Il a été identifié après des témoignages et grâce à l'exploitation de la vidéo-surveillance", a expliqué une source policière. "Si cette altercation avec la candidate LR s'était déroulée " avec quelqu'un de banal, ça n'aurait pas pris autant d'ampleur ", estime celui qui se dit " surpris " par l'identité de l'agresseur présumé. Photographié, son visage avait été diffusé dans les médias et le parquet de Paris avait ouvert une enquête immédiatement. Il n'a obtenu que 4,51% des suffrages au premier tour de ces législatives, et est donc éliminé.

Interrogé par franceinfo, Jean-Louis Hermier, adjoint au maire de Champignolles, assure que Vincent Debraize " n'est pas un homme violent ".

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