Agression de Nathalie Kosciusko-Morizet : Un suspect interpellé

19 Juin, 2017, 23:19 | Auteur: Remi Laffitte
  • Des personnes portent assistance à Nathalie Kosciusko-Morizet candidate LR aux législatives à Paris qui a fait un malaise après une altercation avec un passant le 15 juin 2017 sur un marché du Ve arrondissement de Paris

Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate LR aux législatives à Paris, a été confrontée samedi 17 juin à l'homme soupçonné de l'avoir agressée sur un marché parisien.

La candidate LR aux législatives a chuté et perdu connaissance plusieurs minutes, sous une forte chaleur. Le principal suspect, Vincent Debraize, âgé de 55 ans et maire de la commune de Champignolles (Eure), s'est rendu de lui-même samedi matin à la convocation des policiers chargés de l'enquête.

L'avocat de NKM, Xavier Autain, a dénoncé "une agression grave sur une élue de la République". Une réaction à chaud suite à un écho que faisait Le Point le 8 juin sur le fait que Dati aurait prié le président de la République et son entourage pour qu'un candidat LREM soit désigné dans le secteur de NKM.

D'après le récit d'une journaliste de l'AFP, la candidate de 44 ans distribuait des tracts sur le marché de la place Maubert dans le Ve arrondissement lorsqu'un homme les lui a pris pour les lui envoyer au visage, la traitant de "bobo de merde". L'ancienne ministre avait dû être hospitalisée à l'hôpital Cochin pour des examens. Au premier tour, elle n'avait réuni que 18,13% des suffrages, très loin derrière Gilles Le Gendre et son score de 41,81%.

Photographié lors de la scène, il avait été identifié sur la base de témoignages et grâce aux images de vidéo-surveillance. Après cette altercation, il avait pris la fuite vers la bouche de métro la plus proche. Le parquet de Paris, qui a confirmé au Point ce placement en garde à vue, avait ouvert une enquête pour "violences volontaires", enquête confiée au 3e district de police judiciaire de la capitale.

"Je vais mieux. J'ai besoin encore de quelque temps pour récupérer", avait-elle déclaré à sa sortie de l'hôpital, vendredi à la mi-journée.

Vincent Debraize avait parrainé la candidature à la présidentielle d'Henri Guaino, l'ex-"plume" de Nicolas Sarkozy qui avait présenté une candidature dissidente face à NKM. En fin d'après-midi, plus d'une centaine de personnes se sont rassemblées sur les lieux de cette agression, largement condamnée dans la classe politique, pour "dénoncer un acte odieux et inacceptable" et manifester "contre la violence en politique".

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