Législatives en France: l'alliance LREM-Modem largement en tête

19 Juin, 2017, 09:26 | Auteur: Ludovic Moineau
  • Un total de 7.877 candidats âgés de 48 ans et demi en moyenne s'affrontent pour les élections législatives des 11 et 18 juin dont 42,4% de femmesPlus

Avec 32,32 % des suffrages, la coalition de La République en marche (LRM) et du Modem a largement dominé le premier tour des élections législatives du dimanche 11 juin.

Selon les résultats définitifs du ministère de l'Intérieur, le parti centriste du président français et ses alliés centristes du MoDem ont remporté 32,32% des suffrages exprimés, selon les résultats définitifs. Europe Ecologie Les Verts, le Parti Communiste et Débout la France ont respectivement recueilli 3,4%, 2,7% et 1,2% des voix à cette législative. Le précédent record d'abstention datait de 2012, avec 42,78%.

"Alors qu'on nous explique que nous sommes dans une nouvelle page de la vie politique française, il n'y a aucune appétence", a estimé le socialiste Luc Carvounas, tandis que Brice Hortefeux (Les Républicains) fait valoir que le parti d'Emmanuel Macron n'a réuni qu'"un électeur sur sept".

Depuis 1981, tous les présidents ont obtenu une majorité lors des élections législatives suivant leur élection. "Malgré l'abstention, le message des Français est sans ambiguïté: pour la troisième fois consécutive, vous avez été des millions à confirmer votre attachement au projet de renouvellement, de rassemblement et de reconquête du président de la République", a-t-il déclaré.

Le Parti socialiste, qui contrôlait la moitié de l'Assemblée sortante, s'effondrerait avec ses alliés autour de 15 à 40 sièges, soit encore moins que les 57 de la débâcle de 1993.

RESULTATS Les résultats et les enseignements de ce premier tour des élections législatives, ce dimanche 11 juin... Les Républicains devraient être la première force d'opposition à l'issue d'un vote marqué par l'effondrement du parti socialiste et le net recul du Front national et de la France insoumise. Le candidat du PS à la présidentielle Benoît Hamon a lui aussi été éliminé dès le premier tour, tout comme les anciennes ministres écologistes Cécile Duflot et Emmanuelle Cosse.

C'est " une déception ", a reconnu son vice-président Florian Philippot: la barre des quinze députés pour former un groupe avait longtemps constitué un objectif minimal.

Mme Le Pen, en tête avec 46% des voix dans le Pas-de-Calais, a centré sa riposte sur le "taux d'abstention catastrophique" qui "pose la question du mode de scrutin" majoritaire. LFI obtiendrait entre 10 à 23 fauteuils, PCF inclus. "Ce soir, tout indique que la majorité absolue est d'ores et déjà acquise pour La République En Marche", a souligné M. Cambadélis, lui-même candidat à Paris. Et l'on peut remonter le temps à loisir: jamais sous la Ve République un chef de l'Etat n'avait obtenu un résultat aussi faible aux législatives qui ont accompagné son élection.

Six membres du gouvernement, qui devront démissionner en cas de défaite, jouent leur avenir: Richard Ferrand, pris dans une affaire immobilière qui a terni la campagne de la REM; Christophe Castaner, en très bonne posture avec 44 % dans sa circonscription des Alpes-de-Haute-Provence; Bruno Le Maire, en ballotage très favorable avec 45 %, Annick Girardin, qui fera face à un second tour difficile, Marielle de Sarnez et Mounir Mahjoubi.

Fort de cette probable solide majorité à l'Assemblée, Emmanuel Macron aura les mains libres pour appliquer son programme.

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