Le procès de son agresseur présumé renvoyé au 11 juillet — NKM

20 Juin, 2017, 00:00 | Auteur: Edgar Lajoie
  • NKM fait un malaise après une altercation avec un passant à Paris
AFP
 GEOFFROY VAN DER HASSELT AFP

Jusqu'à la fin de la campagne pour le second tour des élections législatives, ce vendredi soir, les rendez-vous de la candidate investie par Les Républicains dans la 2e circonscription de Paris seront honorés par sa suppléante, Dominique Stoppa-Lyonnet, a précisé l'équipe de l'ex-ministre. "Elle avait été agressée par un passant alors qu'elle distribuait des tracts sur un marché de la capitale". Il tente dans un premier temps de lui porter un coup au visage, la candidate se protège avec sa main, comme le relate le photo-reporter Geoffroy Van Der Hasselt: "Quelqu'un est arrivé". Il la traité de "bobo (réd: bourgeoise bohème) de merde", selon l'AFP. L'ancienne ministre n'avait en effet obtenu que 18,13% des suffrages exprimés, très loin derrière le candidat de La République en marche, Gilles Le Gendre, et ses 41,81%. Les pompiers sont intervenus, sur ce marché place Maubert, et elle a repris connaissance. #NKM s'est ensuite écroulée par terre avant de perdre connaissance pendant de longues minutes.

Elle souffre actuellement d'un traumatisme crânien bénin selon Le Figaro et ne recevra " que la visite de ses enfants ". NKM "restera en observation" à l'hôpital, a annoncé sa directrice de campagne, Olivia Laurentjoye, devant l'hôpital Cochin. C'est après cette réplique que l'homme se serait emporté, repoussant les tracts violemment. "C'est votre faute si on a Hidalgo aujourd'hui comme maire" à Paris, lui avait-il dit, lançant également: "Retournez dans l'Essonne!", dont elle est députée actuellement. Mais, l'homme a encore de nouveau pris la fuite.

Un homme a été interpellé et placé en garde à vue deux jours après l'agression de Nathalie Kosciusko-Morizet à Paris.

Quel avenir pour Nathalie Kosciusko-Morizet? Confronté à l'ancienne ministre, "il nie les faits", a confié à l'AFP l'avocat de NKM, Xavier Autain, qui ajoute: "C'est une agression grave sur une élue de la République et j'espère une réponse de l'institution judiciaire à la hauteur".

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "violences volontaires", confiée au 3e district de police judiciaire de Paris.

Recommande: