Les pays africains se positionnent dans la crise diplomatique — Qatar

19 Juin, 2017, 10:26 | Auteur: Stephane Girardot
  • Vue sur Doha au Qatar le 5 juin 2017

Cette position rompt avec celle de l'administration Obama qui avait fait du Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe (CCG) (regroupant l'Arabie Saoudite, le Bahreïn, les Emirats arabes unis, le Koweït, Oman et le Qatar) son interlocuteur privilégié. Cela prouve bien, selon ces Etats, ambiguïté du Qatar qui " affirme d'un côté lutter contre le terrorisme alors que d'un autre il soutient, finance et héberge des organisations terroristes ".

Les pays du Golfe et l'Egypte reprochent de longue date au Qatar de soutenir les Frères musulmans et des organisations proches de Téhéran dans la province saoudienne de Katif, à dominante chiite, et à Bahreïn.

Le Qatar a rejeté vendredi les accusations "infondées" contenues dans la liste, publiée dans la nuit par l'Arabie saoudite et ses alliés, des "terroristes" soutenus, selon eux, par Doha.

Dans un entretien publié par le journal saoudien Achark al Awsat, le cheikh Khalid bin Ahmed al Khalifa explique que les conditions posées par l'Egypte, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn pour une résolution du conflit sont "claires comme du cristal".

" Nous précisons que seuls sont concernés, les vols vers et en provenance de ces six pays avec escale à Doha, la ligne aérienne entre Casablanca et Doha étant quant à elle opérationnelle", indique la RAM dans un communiqué.

L'Arabie saoudite et cinq de ses alliés, dont l'Egypte, ont rompu lundi avec le Qatar, accusé de soutenir le "terrorisme", provoquant une crise diplomatique majeure au Moyen-Orient.

Le Parlement turc avait approuvé en 2015 un accord conclu entre Doha et Ankara portant sur l'installation d'une base militaire au Qatar. Il a assuré que Doha pouvait tenir "éternellement" malgré le blocus qui lui est imposé, ajoutant que le Qatar "respectait" ses engagements internationaux et qu'à ce titre, il ne couperait pas ses livraisons de gaz aux Émirats arabes unis, l'un des trois pays du Golfe à avoir rompu avec lui.

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