Londres compte sur une issue "heureuse", les négociations officiellement ouvertes — Brexit

19 Juin, 2017, 13:25 | Auteur: Stephane Girardot
  • Londres est supposé quitter l'Union européenne fin mars 2019 soit deux ans après le déclenchement officiel de la procédure de sortie par Mme May le 29 mars dernier

Mais, précise le Financial Times, il est probable que Londres accède aux exigences européennes et accepte que la date retenue soit celle du départ effectif du Royaume-Uni, normalement prévue en 2019 au terme des deux années de négociation fixées par le traité. Le ministre britannique dédié au Brexit, David Davis, estime que "la route est encore longue, mais notre destination est claire: un partenariat profond et spécial entre le Royaume-Uni et l'UE, un accord comme aucun autre dans l'histoire".

Près d'un an après le référendum du 23 juin, et près de trois mois après le déclenchement par la Première ministre britannique Theresa May d'un compte à rebours de deux ans, l'issue de ces discussions n'a jamais paru aussi incertaine.

Un an après le vote britannique, les négociations du Brexit ont démarré officiellement lundi à Bruxelles.

"Aujourd'hui nous lançons les négociations pour le retrait ordonné du Royaume-Uni de l'Union européenne ", a déclaré solennellement Michel Barnier, après avoir serré la main de son homologue britannique. La réunion de lundi ne devait pas aborder ces lointaines perspectives mais plutôt l'organisation pratique des négociations. Elles démarent alors que les Européens craignent que la fragilité du gouvernement de Theresa May ne vienne compliquer encore ces pourparlers.

Les Britanniques voulaient discuter dès le départ de leur 'relation future' avec l'UE, notamment sur le plan commercial. Si la première réunion se déroule ce lundi 19 juin, c'est aussi en raison de l'insistance de l'Union européenne de ne pas retarder le calendrier, . Mais ils semblent avoir accepté le tempo des Européens, qui n'accepteront de parler de l'avenir que quand des "progrès suffisants" auront été enregistrés pour leurs trois priorités.

Contactée par Reuters, une porte-parole de Davis s'est contentée de rappeler que le gouvernement britannique avait constamment dit que "régler le statut des citoyens de l'UE vivant au Royaume-Uni et des ressortissants du Royaume-Uni vivant dans d'autres Etats membres était (sa) première priorité pour les négociations".

Désignée en juillet 2016 par le parti conservateur pour remplacer David Cameron, balayé par la vague Brexit, cette ancienne ministre de l'Intérieur s'est retrouvée aux commandes d'un pays profondément divisé et confronté à des enjeux politiques, économiques et diplomatiques dont l'ampleur a de quoi donner le vertige. Et elle est sous le feu des critiques pour sa gestion du terrible incendie de la tour Grenfell à Londres, qui a fait 58 morts présumés. Une situation qui a conduit des responsables conservateurs à appeler la première ministre à renoncer au Brexit "dur" qu'elle prône, soit une sortie du marché unique européen afin de reprendre le contrôle de ses frontières et de limiter l'immigration européenne.

"On n'a aucune indication que quelque chose a changé dans sa ligne", relève le diplomate européen, pour qui les électeurs britanniques ont surtout sanctionné une "mauvaise campagne" sur des questions essentiellement internes.

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