Un homme interpellé pour l'agression de l'ex-ministre Nathalie Kosciusko-Morizet

19 Juin, 2017, 01:00 | Auteur: Gregory Millet
  • NKM en campagne à Paris fait un malaise après une altercation avec un passant
AFP
 GEOFFROY VAN DER HASSELT

Selon RTL, le suspect serait Vincent Debraize, maire sans étiquette de Champignolles, un village de 41 habitants dans le département de l'Eure. À la veille du second tour des législatives, Vincent Debraize, 55 ans, s'est rendu de lui-même, hier matin, à la convocation des policiers chargés de l'enquête sur cette agression qui avait provoqué la chute et l'évanouissement de l'ancienne ministre. Il fait partie des 33 maires à avoir parrainé la candidature à la présidentielle d'Henri Guaino, l'ex-"plume" de Nicolas Sarkozy qui affrontait NKM aux législatives dans cette 2e circonscription de la capitale.

Elle avait alors chuté et perdu connaissance plusieurs minutes, sous une forte chaleur.

Samedi soir, la garde à vue du maire a été prolongée "pour permettre la poursuite des investigations", a indiqué une source proche du dossier.

Après cette altercation en présence de journalistes, l'agresseur avait pris la fuite et était parti vers la bouche de métro la plus proche. Des auditions de témoins sont notamment prévues dimanche, a-t-on appris dans l'entourage de la candidate. Elle est très touchée par les marques d'affection ainsi que par l'initiative des parisiens et des élus à se rendre demain à 18h pour un rassemblement place Maubert contre la violence et pour le respect du pluralisme. Henri Guaino et Jean-Pierre Lecoq, les deux candidats candidats de droite dissidents n'ont pas appelé à voter pour l'ancienne ministre. Selon nos informations, une confrontation entre l'agresseur présumé et la candidate LR (qui est sortie de l'hôpital vendredi) devait être organisée dans l'après-midi. Vincent Debraize "n'est pas un homme violent", a affirmé Jean-Louis Hermier. Il a été placé en garde-à-vue "pour des faits de violences volontaires sur personne chargée d'une mission de service public ".

"Toute ma solidarité avec.à qui j'adresse soutien et affection.Je condamne cette agression intolérable que rien ne pourra justifier", a aussi tweeté l'ancien Premier ministre et ministre de l'Intérieur Manuel Valls, lui aussi en campagne législative, dans l'Essonne.

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