Doté d'une majorité nette, Macron a les mains libres

20 Juin, 2017, 04:26 | Auteur: Edgar Lajoie
  • LA MAJORITÉ ABSOLUE POUR LREM ET LE MODEM SELON UNE PREMIERE ESTIMATION

La République en marche du nouveau président obtient 308 sièges, le MoDem de François Byarou 42 sièges, Les Républicains 113 sièges, l'UDI 18 sièges, les divers droite 6 sièges, le Parti socialiste 29 sièges, le PRG 3 sièges, les divers gauche 12 sièges, La France insoumise 17 sièges, les écologistes 1 siège, le Parti communiste 10 sièges, le Front national 8 sièges, Debout la France 1 siège, les régionalistes 5 sièges. Parachuté à Marseille, deuxième ville de France, Jean-Luc Mélenchon a également remporté son pari.

Plusieurs postulants LREM ont ainsi été battus, alors que la victoire leur semblait promise.Lors d'une déclaration, le chef de file des Républicains François Baroin a ainsi salué un groupe LR "suffisamment important pour faire valoir les convictions" de son camp.

"La gauche de gouvernement (.) est à reconstruire", a déclaré l'ex-Premier ministre Bernard Cazeneuve.

Comme de tradition après un scrutin législatif, Edouard Philippe devrait remettre lundi ou mardi la démission de son gouvernement et en former immédiatement un nouveau, qui ne devrait pas comporter de grands changements.

S'il quadruple le nombre de ses députés, le FN échoue cependant à constituer un groupe parlementaire de 15 députés.

Par ailleurs, l'opposition, que l'on annonçait moribonde, aura malgré tout droit voix au chapitre dans la nouvelle Assemblée nationale. Marine Le Pen, Louis Alliot et Gilbert Collard font partie des élus frontistes, tandis que le vice-président du parti d'extrême-droite Florian Philippot a été battu. Même Richard Ferrand et Marielle de Sarnez, tous deux ciblés par des affaires, parviennent à s'extirper des fourches caudines des législatives. En conséquence, le nombre de triangulaires ce dimanche est faible (une seule) et peu de candidats ont été élus au premier tour: 4 (Sylvain Maillard (REM) à Paris, Paul Molac (REM) dans le Morbihan, Napole Polutélé (DVG) à Wallis-et-Futuna, et Stéphane Demilly (UDI) dans la Somme), contre 36 en 2012 et 110 en 2007. Un calendrier chargé. Malgré des défaites moins lourdes qu'annoncé, les grandes manoeuvres se poursuivront, cette semaine, au sein des grands partis: bureau national, demain, et conseil national, samedi, pour le PS; bureau national pour Les Républicains, mercredi, et bureau politique du FN, demain.

La majorité octroyée à LRM aura une mission: "agir pour la France", a annoncé dimanche soir le Premier ministre Edouard Philippe, estimant que par leur vote les Français ont, dans leur grande majorité, préféré "l'espoir à la colère, l'optimisme au pessimisme, la confiance au repli".

Après le succès de REM dimanche dernier, le chef de l'Etat attend 'une confirmation' qui lui permettrait d'appliquer clairement sa politique, à commencer par les ordonnances controversées sur la réforme du Code du travail ou la loi de moralisation politique. Le prochain rendez-vous électoral aura lieu le 24 septembre, avec le renouvellement de la moitié du Sénat, actuellement à droite. La France insoumise aura son groupe sans les communistes. Comme celles de "constructifs" LR, tels Thierry Solère et Franck Riester, réélus. Elles étaient 155 sous la précédente législature.

Les nouveaux parlementaires, dont, très certainement, un nombre record de femmes, commenceront à arriver, demain, dans l'Hémicycle, profondément renouvelé, du Palais-Bourbon.

Les groupes éliront leur président et le successeur au perchoir du socialiste Claude Bartolone sera élu le 27 juin. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

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