" "Le parti voulait " recaser un maximum de salariés " — Emplois du MoDem

27 Juin, 2017, 01:55 | Auteur: Remi Laffitte
  • François Bayrou n'est le plus ministre de la Justice du gouvernement d'Edouard Philippe

" Dans une période de mauvaise passe comme toutes les formations politiques en ont connu, vous cherchez à recaser un maximum de salariés, des gens de confiance". Nathalie Loiseau, directrice de la grande école d'administration ENA, est chargée des Affaires européennes à la place de Marielle de Sarnez au sein de ce gouvernement formé après les législatives, qui ont doté le président centriste d'une majorité parlementaire très confortable. "On leur a recommandé ces gens-là", a-t-il confié au quotidien régional. A propos de ce "financement d'urgence" trouvé dans l'argent de l'Europe, M. Bayrou réplique: "Où est l'irrégularité là-dedans?"

"C'est pareil avec un agriculteur qui ne peut plus supporter le poids d'un salarie".

"Nous n'avons jamais eu d'emplois fictifs" au MoDem, a redit celui qui redeviendra maire de Pau, parlant d'"une affaire de "dénonciations anonymes" contre son parti dont il était "la véritable cible", et expliquant ne pas accepter "d'être condamné au silence". Nous n'avons jamais eu d'emplois fictifs.

François Bayrou ne le dit pas.

En cause? Les pressions exercées par le garde des Sceaux sur des journalistes.

"Ces dernières semaines auraient dû être les plus belles de ma vie politique".

"François Bayrou réitère alors ses doutes sur la tenue d'un complot pour faire capoter sa loi sur la moralisation de la vie publique".

" Je pense que tout cela ne vient pas par hasard".

D'après toujours cet ancien assistant parlementaire, "Les parlementaires conscients du risque juridique, réclamaient avec beaucoup de difficultés que l'assistant, de temps en temps, se manifeste, transmette une note sommaire sur un sujet ou une petite revue de presse, qui permettrait d'apporter une preuve qu'un travail a bien été effectué, au cas où il y aurait des contrôles".

" Il y a une enquête en cours et la logique voudra qu'un jour ou l'autre, elle prenne le même chemin", a assuré M. Accoyer, en allusion à l'affaire Business France, précédemment dirigée par Muriel Pénicaud.

Il explique avoir vu " des parlementaires, à plusieurs, financer des temps partiels d'assistants parlementaires qui ne fournissaient aucun travail pour le député". Les eurodéputés auraient donc rémunéré des assistants parlementaires qui travaillaient en réalité pour le parti de François Bayrou.

Le témoignage de cet ancien permanent du parti qui s'était rallié avec fracas à la candidate PS Anne Hidalgo pendant la campagne des municipales à Paris en 2014, a entraîné l'ouverture d'une enquête préliminaire le 9 juin pour "abus de confiance et recel de ce délit", consacrée au MoDem, qui a envoyé six élus au Parlement de Strasbourg entre 2009-2014.

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