Leur composition n'est pas la cause du syndrome du choc toxique — Tampons

05 Juillet, 2017, 14:25 | Auteur: Timothe Dupuy
  • Choc toxique lié aux règles : un manque d'information à l'origine du problème, selon les HCL

À l'inverse, les coupes menstruelles, souvent présentées comme une alternative plus saine aux tampons -dont la composition, toujours opaque, est régulièrement sujet à débat-, favoriseraient la croissance du staphylocoque et la production de la toxine. Pendant des mois, sa réalisatrice Audrey Gloaguen a parcoucu la France, l'Europe et les États-Unis pour faire la lumière sur la composition des tampons et leur degré de dangerosité.

L'étude menée pour définir le rôle des tampons dans l'apparition de staphylocoques dorés a révélé "qu'aucun dispositif ne stimule la production de la toxine qui provoque le choc toxique". En tous cas, bien moins que la coupe menstruelle.

La coupe plus favorable au choc toxique que les tampons?

Si le tampon n'est pas responsable en lui-même, il reste très difficile pour une femme de savoir si elle est porteuse d'un staphylocoque doré. Elle donnait notamment la parole à Margaux et Justine, toutes deux victimes du Syndrome du choc toxique (SCT). Au contraire, ils auraient tendance à bloquer la croissance du staphylocoque. Présent naturellement, il peut devenir dangereux lorsqu'il se multiplie.

Ainsi, "les règles d'utilisation des coupes menstruelles doivent s'inspirer de celles des tampons". Gérard Lina et François Vandenesch, qui dirige le Centre national de référence (CNR) des staphylocoques, rappellent de ne pas les porter plus de 4 à 6 heures et de les enlever la nuit. " Quand on les utilise correctement, le risque est moindre, mais pas de zéro ", souligne le Pr Lina.

Le nombre de cas de chocs toxiques recensés a fortement augmenté dans les années 2000, de 5 en 2004 à 19 en 2011, avant de se stabiliser autour de 20. Une augmentation des cas recensés qui s'expliquerait par "la notoriété grandissante" du HCL.

Les erreurs de diagnostic n'ont pas disparu, reconnaissent toutefois les chercheurs, qui plaident pour une meilleure formation des médecins et des adolescentes, notamment en milieu scolaire. Certains tampons ont même un effet protecteur.

Et il continue aussi en parallèle ses recherches sur l'origine du choc toxique.

Parallèlement, une étude lancée par le CNR et le Programme de médicalisation des systèmes d'information (PMSI) devrait permettre d'évaluer correctement l'incidence de la maladie, estimée actuellement entre 1 pour 1 million et 1 pour 100.000 personnes.

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