La ministre de la Santé veut frapper fort — Tabac

06 Juillet, 2017, 17:19 | Auteur: Timothe Dupuy
  • Aujourd'hui le paquet coûte 7 euros environ aujourd'hui

Contre quoi se vaccine-t-on exactement?

Selon la ministre, cette décision répond à un problème de santé publique, celui de la réapparition de certaines maladies.

"Tout cela est en négociation, j'espère y arriver en trois ans", a-t-elle déclaré.

Alors que la ministre de la Santé Agnès Buzyn envisage de rendre obligatoires onze vaccins, des associations montent au créneau un peu partout en France. Les praticiens semblent dans leur immense majorité, favorables à ces nouveaux vaccins obligatoires. Parallèlement, huit autres vaccins infantiles sont actuellement recommandés par le ministère de la Santé durant les dix-huit premiers mois des enfants: coqueluche, hépatite B, rougeole, oreillons, rubéole, méningocoque, pneumocoque et Haeomophilus infuenza.

"Je souhaite que cette vaccination obligatoire rassure les Français". Si la plupart de ces vaccins sont, comme je le crois, utiles et nécessaires pour la collectivité, il faut vacciner et ne pas s'arrêter à une mesure transitoire. Les patients n'auront pas de coût à leur charge.

Le coup de massure sera progressif pour les fumeurs. La différence vaccin recommandé/obligatoire n'a pas de fondement scientifique, "les deux sont tout aussi importants" a rappelé la ministre. Ce qui implique un risque de vagues épidémiques périodiques. Depuis 2008, huit enfants en ont été victimes. Près de 1 500 cas ont présenté une pneumopathie grave, 34 une complication neurologique et 10 sont décédés. C'est une question juridique délicate qui va faire l'objet d'une expertise à la demande la ministre de la Santé. L'extension de l'obligation vaccinale permettra de répondre à ces enjeux majeurs de santé publique.

Une "clause d'exemption" pour les anti-vaccins? "L'idée, c'est de laisser une porte de sortie possible pour les personnes extrêmement gênées par cette mesure", a expliqué le Pr Alain Fischer, président de la Concertation citoyenne sur la vaccination.

Quand à des sanctions éventuelles, le ministère y réfléchit aussi, même si "ce n'est pas la meilleure façon d'avancer" a précisé Agnès Buzyn, avant d'ajouter préférer "la pédagogie" plutôt que les amandes. En Allemagne par exemple, des entretiens sont proposés aux familles qui refusent les vaccinations obligatoires.

Recommande: