7 500 places d'hébergement créées d'ici 2019 — Demandeurs d'asile

12 Juillet, 2017, 16:39 | Auteur: Stephane Girardot
  • Environ 2 800 migrants ont été évacués de Porte de la Chapelle à Paris le 8 juillet

Des mesures " qui n'ont pas vocation à durer", tient à préciser Édouard Philippe.

"Nous ne sommes pas à la hauteur de ce que la France doit être".

Ces mesures, annoncées à l'issue du Conseil des ministres, s'accompagneront d'un projet de loi "en septembre 2017 ", dans la foulée de ce "plan d'action pour garantir le droit d'asile et mieux maîtriser les flux migratoires ", selon le texte de présentation du plan. Le problème de l'hébergement des demandeurs d'asile devra également être traité puisque " 40% d'entre eux n'y ont pas accès " souligne Édouard Philippe, qui précise qu'une augmentation du nombre de places de 10% sur deux ans est prévue. Par ailleurs, il a indiqué que "5.000 places" seront créées sur la même période pour aider les réfugiés à accéder au logement.

Le plan attendu mercredi ramènerait le délai à six mois, dont deux mois à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, avec sans doute des effectifs supplémentaires pour l'Office, tout comme pour les préfectures (où commence la procédure d'asile), et à la cour d'appel.

Parallèlement, le chef de gouvernement a confirmé son intention de vouloir raccourcir les délais de traitement des demandes d'asile, qu'il souhaite voir passer de 14 à 6 mois. Cela impliquera notamment d'augmenter les moyens de l'OFPRA et de déconcentrer ses missions.

- Le doublement progressif des quotas d'heures de français (200 actuellement) proposées aux réfugiés. Un délégué interministériel, placé sous la houlette du ministre de l'Intérieur, sera également nommé, a précisé, en présentant le plan pour les migrants, M. Philippe, sans toutefois donner de date.

Renvoi des déboutés. Les migrants déboutés de leur demande feront "systématiquement" l'objet d'une mesure de reconduite.

Mais "nous devons faire en sorte que les migrants économiques comprennent qu'il ne sera pas possible d'accueillir la totalité des migrants économiques dans notre pays ", a-t-il ajouté. "Nous devons améliorer ces chiffres qui ne sont pas satisfaisants", a-t-il martelé.

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