Pourquoi nous mangeons de moins en moins de fruits et légumes

13 Juillet, 2017, 19:01 | Auteur: Timothe Dupuy
  • Les fruits et légumes frais en fête

Cela fait 10 ans que la recommandation "cinq fruits et légumes par jour" est préconisée dans notre pays par le Programme national nutrition santé (PNNS). Ils ne sont plus qu'un quart à suivre cette prescription, selon une étude du Crédoc diffusée ce mardi. Les bénéfices mis en avant sont des apports en vitamines, minéraux et fibres et un effet protecteur contre les principales pathologies chroniques.

5 fruits et légumes par jour: comment faire?

Grâce à son système d'enquête sur les Comportements et consommations alimentaires en France (CCAF), le CRÉDOC évalue à la demande des acteurs de la filière des fruits et légumes le suivi sur dix ans de la recommandation. Ils ont ainsi pu constater que la proportion d'adultes (18 ans et plus) qui mangent cinq portions de fruits et de légumes par jour est retombée à 25 %, après avoir atteint 31 % en 2010 et 27 % en 2007. Les enfants concernés sont toujours nettement plus représentés dans les milieux les plus défavorisés (le pourcentage de surpoids ou obèses est de 35 % dans les foyers avec moins de 9 900 euros annuels par unité de consommation, contre 26 % pour ceux gagnant de 9 900 euros à moins de 13 000 euros et seulement 16 % pour ceux gagnant plus de 30 500 euros).

" À lire aussi: Maladies artérielles". Selon ces travaux, seuls un quart des Français consomme 5 portions de fruits et de légumes par jour. En raison de la crise économique, d'une "perte de savoir-faire culinaire " ou peut-être de la banalisation de cette recommandation, aujourd'hui les générations les plus jeunes consomment quatre fois moins de fruits et de légumes que leurs grands-parents.

Mais il faut rappeler que dans nos sociétés modernes, il est parfois difficile et coûteux de bien manger.

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Les jeunes passent également beaucoup de temps devant des écrans ce qui " les pousse à l'achat de pizzas, quiches et autres pâtes ou riz, avec un temps de préparation des repas de plus en plus faible ", ajoute l'institut. En 2016, malgré la reprise, on n'a jamais eu aussi peu de grands consommateurs de fruits et légumes, que ce soit chez les enfants ou les adultes.

Si les catégories de la population les moins diplômées sont les moins consommatrices de ces aliments, il apparait que la baisse générale est plus flagrante parmi les catégories les plus diplômées.

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