Attaques sur des bases militaires en Côte d'Ivoire: des victimes

15 Juillet, 2017, 21:06 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Coups de feu à Abidjan et à Korhogo ce samedi matin Voici ceux qui ont tiré ce qu’ils réclament

Le calme était revenu samedi matin, selon les riverains du camp. Des rafales d'armes automatiques ont été entendues à l'intérieur de l'ancien camp de l'Onuci - opération des Nations unies - occupé actuellement par des militaires.

Les incidents n'ont pas fait de victimes à Abidjan, selon un responsable militaire interrogé.

Le bilan est lourd, une dizaine de corps criblés de balles dans un camp militaire de Korhogo ville située au nord de la Côte d'Ivoire.

Ce mouvement intervient dans un climat politique marqué depuis un moment par l'affaire de la cache d'armes à Bouaké attribuée à de grosses figures de la scène politique et ces dernières heures, par l'indignation du PDCI (Parti démocratique de Côte d'Ivoire, membre du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix, RHDP, Coalition qui a porté la candidature d'Alassane Dramane Ouattara) contre le limogeage de ses cadres dans l'administration par le régime Ouattara. "Les militaires du camp de Korhogo ont commencé à tirer des coups de feu depuis 01h00 (locale et GMT) du matin, dans leur camp, on ne sait pas pourquoi", avait affirmé auparavant Adama Coulibaly, un menuisier joint par téléphone. "On était couché quand les tirs ont commencé. On ne sait pas ce qui se passe", a rapporté un autre habitant.

En janvier puis en mai, la Côte d'Ivoire a connu des mutineries d'anciens rebelles intégrés dans l'armée et réclamant le paiement de primes promises. Ils ont fini par obtenir de l'Etat 12 millions de francs CFA par tête (18.000 euros).

Environ 6.000 anciens rebelles "démobilisés", qui n'ont pas été intégrés à l'armée, ont eux aussi réclamé des primes, sans succès. Des tirs intervenant deux mois après la mutinerie de mai dernier, soldée par un accord entre gouvernement et mutins, selon les deux parties.

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