Emmanuel Macron "comprend la colère" des victimes — Attentat à Nice

15 Juillet, 2017, 10:50 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Emmanuel Macron console un jeune pupille de la nation lors de la cérémonie du 14 juillet 2017

Le président de la République s'est adressé aux victimes de l'attentat de Nice, assurant que toutes les aides leur seront maintenues. Emmanuel Macron et ses deux prédécesseurs, François Hollande et Nicolas Sarkozy, sont attendus sur place. François de Rugy, président de l'Assemblée nationale, et Gérard Larcher, président du Sénat, ont également assisté aux hommages. Vous tous, anonymes, comme vous vous êtes battus! comme vous avez été forts! Contrairement à ce qu'écrivaient des médias français au mois de juin, il semblerait que l'ancien président ne soit pas un fan absolu du nouveau chef de l'Etat.

Vendredi après-midi, Nice rend hommage aux victimes de l'attentat du 14 juillet 2016, en présence d'Emmanuel Macron. "Je ne tairai pas ici, ce soir, les reproches qui se sont fait jours après l'attaque". La colère de beaucoup s'est concentrée sur la puissance publique.

"Comment convaincre qu'on a fait tout ce qui était en notre pouvoir?..." Et de s'adresser une nouvelle fois aux victimes présentes et leurs proches: " Tout sera fait pour que la République regagne votre confiance ". "C'est pourquoi ce combat qui est le nôtre ne sera jamais un combat de la fermeture, du repli, de la bêtise", a-t-il lancé saluant la "générosité" des Niçois au lendemain de ce terrible attentat qui a fait 86 morts et plus de 450 blessés. Et j'ose vous le dire comme chef de l'État : "je comprends cette colère ", a déclaré le président de la République. Et d'enchaîner: "Je le sais, c'est d'une aide juridique, concrète, administrative, mais aussi d'une aide pour la santé, le transport, les enfants, la vie administrative et le quotidien dont vous avez besoin".

"L'Etat ne vous abandonnera jamais, l'Etat ne se soustraira ni à son devoir de clarté, ni à son devoir de compassion".

Le président de la République a rappelé son engagement dans la lutte "sans merci " contre le terrorisme, "à l'intérieur et à l'extérieur de nos frontières". " "C'est aussi, a-t-il insisté, le combat de la culture, de l'intelligence, de l'école contre l'obscurantisme". C'est le combat économique et social pour que le terrorisme ne puisse plus croître sur le terreau de la misère.

Un an après, Nice se souvient.

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