Le concert d'un Congolais interdit après des débordements de manifestants — Paris

15 Juillet, 2017, 23:21 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Menace sur un concert à l'Olympia de Paris

Elle indique que "depuis plusieurs jours, les services de la préfecture de Police ont détecté des risques de trouble à l'ordre public liés à la volonté des opposants au régime de la République démocratique du Congo d'empêcher la tenue" du concert. La préfecture de police de Paris a finalement interdit le concert de cet artiste congolais, prévu samedi soir à l'Olympia, à Paris, après que des débordements ont éclaté dans le secteur de la place de l'Opéra (IXe), où des poubelles ont été incendiées. L'interdiction de la tenue du concert a par la suite été décidée "pour mettre fin à ces débordements inacceptables".

A 17h30, la police avait procédé à trois interpellations. La direction de la salle de spectacle parisienne avait demandé l'annulation du concert face aux menaces "proférées dans un contexte politique complexe en RDC", selon l'une de ses avocates, Céline Astolfe.

Les responsables de l'Olympia ont affirmé avoir reçu des tracts, des mails et des appels téléphoniques menaçants, ainsi que des promesses de commettre "un nouveau Bataclan". L'Olympia souhaitait que la Préfecture de police (PP) interdise le concert, "comme elle l'avait fait le 22 juin à la Cigale pour un autre artiste congolais", Fally Ipupa, après des menaces similaires.

Peu après 18H00, quelque 200 personnes opposées au concert de Héritier Watanabe et rassemblées au carrefour devant l'Opéra se réjouissaient de l'interdiction du concert, en levant un poing serré ou faisant un V de la victoire. "Parce que les gens meurent là-bas au Congo, nous on ne veut pas danser et chanter", a témoigné Lena, 35 ans, à l'AFP.

Une partie de la diaspora congolaise est très hostile aux artistes qu'ils considèrent comme pro Kabila.

Des manifestants sont rassemblés près de l'Olympia où doit se produire l'artiste Héritier Watanabe qu'ils accusent de soutenir le régime de Joseph Kabila, samedi 15 juillet 2017. Alors que son mandat est arrivé à échéance le 20 décembre et que la Constitution lui interdit de se représenter, il se maintient à la tête du pays en vertu d'une décision controversée de la Cour constitutionnelle.

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