Budget. Face aux militaires furieux, Emmanuel Macron persiste : " Je suis le chef "

17 Juillet, 2017, 14:05 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Budget de la défense: le sénateur LR Cédric Perrin dénonce « un reniement dangereux du Gouvernement »

Pour rappel, les deux hommes se sont livrer à une passe d'armes par médias interposés ces derniers jours.

Le général de Villiers a jugé mercredi, lors d'une audition à huis clos devant de la commission de la défense de l'Assemblée nationale, que l'armée avait déjà " tout donné " et qu'il n'allait pas " se faire baiser " par Bercy (le ministère des Finances), selon des participants.

Méfiez-vous de la confiance aveugle. A la question de Jérôme Chapuis, la ministre des armées Florence Parly, invitée de RTL, répond que Pierre de Villiers sera présent au défilé du 14 juillet, sans en dire plus sur son avenir. Une interview remarquée tant le chef de l'Etat est d'ordinaire réticent à se répandre dans la presse. Parce que tout le monde a ses insuffisances, personne ne mérite d'être aveuglément suivi.

Le tout commence en effet le 11 juillet lorsque Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics, détaille dans Le Parisien les coupes budgétaires à venir. Depuis 2013, le surcoût des opérations extérieures dépasse 1,1 milliard d'euros.

Rebelote fin 2016 où Pierre de Villiers a pris la plume pour signer une tribune publiée dans Les Echos.

Pour le sénateur LR du Territoire de Belfort, " la sécurité ne doit pas être prise à la légère et le budget qui lui est consacré ne doit pas être une variable d'ajustement ".

M. Macron a aussi annoncé une hausse du budget des Armées en 2018, après les coupes d'au moins 850 millions d'euros annoncées mardi pour cette année, et réaffirmé son engagement de porter l'effort de défense à 2% du produit intérieur brut (PIB) en 2025.

Durant un discours qui s'est tenu au ministère de la Défense ce jeudi 13 juillet, le chef de l'État a mis les points sur les "i ": "Je considère pour ma part qu'il n'est pas digne d'étaler des débats sur la place publique". Je suis votre chef. "Les engagements que je prends devant les concitoyens, devant les armées, je sais les tenir et je n'ai à cet égard besoin de nulle pression, de nul commentaire", a-t-il lancé.

Aucune précision n'a été donnée sur la nature de la rencontre, alors que les rumeurs s'accentuent autour du départ du chef d'état-major. "(...) le respect des engagements de la loi de programmation militaire est une exigence fondamentale pour nos soldats qui exposent leur vie ".

Visiblement, l'attitude des industriels n'était pas passée inaperçue auprès d'Emmanuel Macron qui en a rajouté Dimanche, dans une interview pour le JDD, affirmant que "l'intérêt des armées doit primer sur les intérêts industriels".

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