George A. Romero: décès d'un cinéaste qui a redéfini le genre zombie

17 Juillet, 2017, 12:13 | Auteur: Gregory Millet
  • Dawn of the Dead

"Il est mort en paix dans son sommeil, après un combat bref mais déterminé contre un cancer du poumon, laissant derrière lui une famille aimante, beaucoup d'amis et un héritage cinématographique qui a persisté et continuera de persister, à l'épreuve du temps", écrit-il.

Le premier film de zombies de Romero (et son premier film tout court) a été La Nuit des morts-vivants, film en noir et blanc à petit budget qui nous raconte l'histoire d'une ferme assiégée par des zombies en Pennsylvanie.

La nuit des morts vivants, devenu un classique, a rapporté plus de 30 millions de dollars à travers le monde. "La nuit des morts-vivants " a été ajoutée en 1999 au Registre national des films aux Etats-Unis, qui regroupe des oeuvres considérées comme "culturellement, historiquement ou esthétiquement importantes ". Il faut d'ailleurs savoir que le cinéaste détestait le mot "zombie ", c'est pour cela qu'à l'exception de Zombie, le titre de ses films comportent plutôt le mot "mort-vivant ". Il est diplômé de l'Université Carnegie Mellon à Pittsburgh, puis a commencé à tourner des court-métrages et commercialisé, y compris un segment de Mr. Rogers Neighborhood.

Selon le critique de cinéma, Roger Ebert, Day of the Dead est "l'un des meilleurs films d'horreur, et nécessairement l'un des plus effrayants ". Il viole et tue aussi bien des femmes que des hommes et se nourrit de leur sang en leur entaillant les membres au rasoir. La radio leur apprend alors la terrible nouvelle: des morts s'attaquent aux vivants.

Considéré comme un maître qui a réinventé les films de zombies, George A. Romero s'est fait connaître par La Nuit des morts vivants en 1968.

La série des "morts-vivants", outre des attaques cannibales, abonde en scènes de panique obsidionale où des Américains ordinaires, retranchés dans des maisons isolées, se dressent les uns contre les autres plutôt que de faire front contre les zombies. "Chaque film de la saga reflète à sa manière le climat politique et social de son époque. Est-on toujours humain quand on décide de filmer au lieu de venir en aide?"

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