La BAD consent 200 M$ pour le Plan d'Accélération industrielle

17 Juillet, 2017, 13:18 | Auteur: Edgar Lajoie
  • La BAD accorde un prêt de 200 millions de dollars au Maroc pour soutenir l’industrialisation

Abidjan, le 14 juillet 2017 - Le Conseil d'administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, ce vendredi 14 juillet 2017, un Accord de participation aux risques (APR) d'un montant de 50 millions de dollars EU, au profit de la Banque centrale populaire (BCP) du Maroc.

Ce prêt devrait être alloué à l'amélioration de l'environnement des affaires, à la dynamisation des exportations ou encore le soutien du financement des activités industrielles qui assurent la promotion de l'entrepreneuriat féminin et le respect de l'environnement.

Le PAAIM répond à deux des Cinq grandes priorités de la Banque (dites Top 5), que sont "Industrialiser l'Afrique" et "Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique".

" Cette stratégie ambitionne d'accroître la part de l'industrie dans le produit intérieur brut de 14 à 23 points et la création d'un demi-million d'emplois à l'horizon 2020", lit-on dans le document. Ainsi, la Banque articulera ses interventions autour de deux objectifs majeurs: promouvoir l'industrialisation verte en misant sur les PME et les secteurs exportateurs; et améliorer les conditions de vie des Marocains par l'emploi, en particulier pour les jeunes, les femmes et en zone rurale.

Le partenariat entre le royaume du Maroc et le Groupe de la BAD compte actuellement 32 opérations qui totalisent 2,3 milliards d'euros d'engagements dans les secteurs des transports, de l'énergie, de l'eau et assainissement et de l'agriculture.

Ce programme de partage de risques (50/50) est en mesure de couvrir un portefeuille de transactions à concurrence de 100 millions de dollars US soutenant ainsi l'équivalent de 700 millions de dollars US (valeur cumulative) d'opérations commerciales intra-africaines sur une période de 3 ans, précise une note de la BAD parvenue à la MAP.

Selon la Banque, l'APR permettra de répondre à la demande croissante des marchés africains en matière de financement du commerce extérieur dans des secteurs économiques vitaux tels que l'agroalimentaire, la santé, les services et l'industrie. 84% de ces projets sont consacrés au développement d'infrastructures.

L'octroi de cet APR est également justifié par l'institution panafricaine par " le contexte actuel où la majorité des banques africaine disposent d'une faible capitalisation, limitant leur capacité à obtenir des lignes de financement auprès des banques internationales.

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