Un "énorme gâchis", selon la ministre de l'Enseignement supérieur

17 Juillet, 2017, 15:02 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Des lycéens de Tocqueville

En attendant, Frédérique Vidal, la ministre de l'Enseignement supérieur vient d'expliquer sur France Inter qu'il reste 200 000 places disponibles dans l'enseignement supérieur et que les étudiants encore en attente pourront bientôt se positionner sur ces places libres dès le 18 juillet, sans plus de précision.

"Il n'est absolument pas normal" que l'orientation de lycéens dépende d'un système informatique - un algorithme répartit actuellement les étudiants dans les différentes filières - a insisté Frédérique Vidal, tout en déplorant le fait "qu'il manquait 8 milliards d'euros pour le budget 2017". Des nouvelles conditions d'accès à la fac qui passent aussi bien par une bien meilleure orientation - aujourd'hui seulement 40% des étudiants inscrits en licence l'obtiennent au bout de 4 ans - que par la fin du tirage au sort.

Pour éviter que ce fiasco de l'admission post bac ne se reproduise l'année prochaine, une réflexion va être lancée à ce sujet: "Dès cette après midi une concertation va être lancée avec l'ensemble des acteurs de manière à trouver des solutions mises en oeuvre pour la rentrée 2018", a fait savoir Frédérique Vidal.

Après le premier round de concertation ce mois-ci, d'autres rencontres devraient intervenir en septembre et octobre, avec pour but un accord fin octobre.

La ministre a dénoncé une "situation injuste et qui n'a aucun sens". "Ce n'est pas à l'université d'imposer un choix à un lycéen", prévient la Fage. La plateforme en ligne n'a pu octroyer que 30 000 places à l'université laissant ainsi près de 87 000 étudiants sur le carreau. "Il faut profiter de la réforme annoncée du bac pour dégager du temps destiné à de l'accompagnement individualisé" dans ce domaine, ajoute-t-il.

La sélection étant interdite en France pour l'entrée à l'université, lorsque la demande dépasse les capacités d'accueil dans une filière, les élèves sont en effet admis par tirage au sort.

Pour l'Unef, l'autre grand syndicat étudiant, "derrière les mots 'pré-requis' ou 'contrat de réussite' se cache une sélection déguisée".

Des places pourraient être réservées à des lycéens qui ne répondraient pas aux prérequis mais dont le dossier prouverait la motivation, comme par exemple des compétences acquises hors du cadre scolaire, explique Gilles Roussel, président de la CPU.

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