Renault finalise un accord de coentreprise en Iran

07 Août, 2017, 21:11 | Auteur: Stephane Girardot
  • Renault va augmenter sa capacité de production en Iran grâce à un accord de co-entreprise

Renault consolide sa présence en Iran.

Une source proche du ministère iranien de l'Industrie a déclaré à l'AFP que Renault allait finaliser ce lundi un accord de co-entreprise avec l'Iran pour la production de 150.000 voitures par an.

"Les premiers véhicules produits dans cette usine seront le nouveau Symbol et le nouveau Duster", souligne Renault dans un communiqué, précisant à cette occasion avoir doublé ses ventes en Iran au cours des six premiers mois de l'année. Ces investissements passeront par la création d'une coentreprise détenue par Renault (60 %), l'Organisation pour la rénovation et le développement industriel (20 %) - un organisme public iranien - et la société privée iranienne Parto Neguine Nasseh (20 %).

L'accord prévoit la construction de 300 000 voitures par an à terme.

La co-entreprise s'installera à Saveh, à 120 kilomètres au sud-ouest de Téhéran, dans une usine automobile qui sera modernisée et agrandie.

Renault est déjà présent dans ce pays de 80 millions d'habitants avec une capacité existante de production de 200.000 véhicules par an. Les premières voitures sortiront des lignes de production dans un an et demi.

Dans un premier temps, Renault et ses partenaires produiront sur ce site les nouveaux Renault Symbol (une version tricorps de la Clio de deuxième génération) et des Duster Dacia. En 2019, la seconde phase s'amorcera avec l'objectif d'exporter près d'un tiers des voitures et pièces détachées produites dans l'usine iranienne.

L'entreprise compte bien capitaliser sur l'appétit des consommateurs iraniens pour l'automobile, un gâteau qui intéresse également le groupe PSA: Peugeot a ainsi signé un accord avec Iran Khodro en juin 2016.

"Nous sommes heureux de signer cet accord historique (.) Pour Renault, l'Iran est connu pour sa grande capacité industrielle, ses infrastructures pour l'industrie automobile, les compétences de ses ressources humaines et sa position géopolitique unique", a déclaré Thierry Bolloré, le numéro deux du groupe français, qui a signé l'accord.

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