Des lots frelatés vendus en France — Oeufs contaminés

12 Août, 2017, 20:35 | Auteur: Edgar Lajoie
  • Le scandale des oeufs contaminés continue de se répandre

Il l'aurait ensuite mélangé au Dega-16 avant de le commercialiser.

Les enquêtes de traçabilité ont révélé que plusieurs autres sites français sont touchés. Ces "deux établissements, situés dans les départements de Moselle et de Vendée, ont réceptionné des ovoproduits contaminés en provenance de Belgique", a-t-il informé.

Depuis le mois d'avril dernier, près de 250 000 œufs contaminés au fipronil auraient été importés depuis les Pays-Bas et la Belgique, et mis en vente sur le marché français. Chez nous, Delhaize, Colruyt et Albert Heijn ont appliqué le principe de prudence en retirant eux aussi les oeufs présentant un risque de contamination.

Aucun nouveau producteur d'ovoproduits ayant réceptionné des oeufs contaminés n'a été dénombré. Trois sont déjà connus. Il s'agit des administrateurs de la société Chickfriend, entreprise impliquée dans ce scandale et spécialisée dans la désinfection des élevages avicoles: elle pourrait avoir utilisé le fameux fipronil qui aurait contaminé les poules puis leurs œufs. La gérante de Futur Oeuf dans le Morbihan, a prévenu la Direction départementale de la population (DDPP). La France en compte 80.

La France, selon le communiqué du ministère, a été informée samedi soir et dimanche par les autorités européennes, de la livraison de ces oeufs "entre le 11 et le 26 juillet" derniers. En oûtre, le produit est mortel pour les abeilles.Des enquêtes pénales sont en cours aux Pays Bas et en Belgique. Les denrées ont servi à fabriquer des produits à destination de la consommation humaine.

Dans le même temps, ce scandale est en train d'exploser à l'échelle européenne.

La Belgique est aussi touchée par la contamination au fipronil, mais à faible dose. C'est cette entreprise qui est soupçonnée d'avoir employé du fipronil dans son produit contre le pou rouge, et ce, malgré l'interdiction.

Le commissaire européen à la Santé Vytenis Andriukaitis a proposé vendredi "de tenir une réunion de haut niveau (.) dès que l'ensemble des faits sera à notre disposition".

Dans l'Union européenne, la Belgique, les Pays-Bas, l'Allemagne, la France, la Suède, le Royaume-Uni, l'Autriche, l'Irlande, l'Italie, le Luxembourg, la Pologne, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie et le Danemark sont concernés, a précisé un porte-parole de l'exécutif européen lors d'un point presse. La rénion reunira les ministres et les agences de sécurité alimenatiaires des états. Le ministre Belge de l'agriculture a reproché, mercredi 9 août, aux Pays-Bas d'avoir fait de la rétention d'information. L'agence néerlandaise de sécurité alimentaire (NVWA) a réfuté l'accusation.

"L'Agence a élargi son expertise à la consommation de viande de volaille". Le groupe chimique allemand BASF en est propriétaire depuis 2003 suite à plusieurs rachats successifs. Selon le ministre, les clients "peuvent les consommer sans danger".

L'alerte a été remontée le 20 juillet par les autorités belges, alors que l'échantillon date du 15 mai.

Des échantillons ont été prélevés tant dans des exploitations de poules pondeuses que dans des exploitations d'élevages et de reproduction, souligne l'Afsca. "Aux Pays-Bas, une septantaine de membres des services spécialisés ont procédé à des perquisitions dans huit sites".

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