La liste des pays touchés s'allonge — Oeufs contaminés

12 Août, 2017, 01:15 | Auteur: Edgar Lajoie
  • «Le Luxembourg n'est pas concerné par les œufs affectés»

Selon les médias belges et néerlandais, la société néerlandaise mise en cause, ChickFriend, aurait acheté son désinfectant dans le nord de la Belgique, auprès de la société Poultry-Vision.

L'UE veut convoquer une réunion sur la crise des oeufs contaminés à l'insecticide fipronil, invitant ses Etats membres à "travailler ensemble" plutôt que de désigner "des coupables".

À l'origine de l'affaire, l'utilisation du fipronil par des sociétés de désinfection intervenant dans des exploitations agricoles aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne.

Les enquêtes menées en Belgique et aux Pays-Bas se sont accélérées jeudi, menant à l'arrestation de deux dirigeants d'une entreprise néerlandaise qui a vraisemblablement appliqué le produit dans des poulaillers, lors d'un traitement contre le pou rouge.

"Ajouter des produits interdits à des produits utilisés dans l'industrie alimentaire par appât du gain met en danger la sécurité alimentaire et abîme la confiance du consommateur", a-t-il insisté.

Il a précisé que "près de 6.000 litres de produits interdits" -du fipronil selon les médias- avait été saisis en juillet dans une société belge. L'enseigne affirme qu'elle a retiré les oeufs encore en rayon.

Le dirigeant de Poultry-Vision a été "entendu" en juillet, puis "relâché sous strictes conditions", précise le parquet, qui "prend les faits très au sérieux, vu leur gravité, leur ampleur, leur caractère organisé et leur contexte international".

Le ministre s'est néanmoins voulu rassurant: ces œufs seraient sans impact sur la santé des consommateurs.

Selon le ministère français, "la France a été prévenue de cette contamination par le système d'alerte européen" le 20 juillet.

En France, cinq entreprises spécialisées dans les produits dérivés ou transformés à base d'oeufs ont reçu des lots contaminés et un élevage a été bloqué.

Près de 250.000 œufs contaminés au fipronil, importés de Belgique et des Pays-Bas, ont été "mis sur le marché" en France depuis avril, a annoncé vendredi le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert. La Haye a contesté toute accusation de négligence, assurant qu'il n'y avait "aucune indication d'un risque aigu pour la sécurité alimentaire" au moment de cette dénonciation anonyme. En Belgique, où 50 exploitations sont toujours fermées, le gouvernement a promis jeudi des mesures de soutien aux entreprises en difficulté en raison de la crise.

En Belgique, l'enquête a débuté par la communication par une casserie à l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) le 2 juin dernier de résultats non conformes concernant le pesticide fipronil dans des œufs provenant d'une exploitation de poules. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

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