Le président kényan Uhuru Kenyatta réélu avec 54,27% des voix

12 Août, 2017, 13:08 | Auteur: Edgar Lajoie
  • L'UA juge les élections kenyanes ''crédibles''

En attendant l'annonce officielle des résultats, l'IEBC donne une longueur d'avance au président sortant Uhuru Kenyatta.

Dix ans après les pires violences électorales de l'histoire du pays (1.100 morts), la probable victoire de M. Kenyatta laisse présager un vif ressentiment chez les partisans du candidat de l'opposition Raila Odinga, et de possibles troubles.

Depuis, les appels au calme se multiplient. " Pour nous, saisir la justice n'est pas une alternative". La police a abattu mercredi quatre personnes à Mathare, dans l'est de Nairobi, en tentant de disperser des manifestants militants du camp Odinga.

La coalition d'opposition Nasa a évoqué dans un premier temps un piratage informatique et a affirmé jeudi détenir la preuve, sur la foi de sources internes à l'IEBC, que Raila Odinga avait gagné.

À Kibera, des partisans de M. Odinga en colère ont attaqué et pillé des commerces appartenant selon eux à des membres de l'ethnie kikuyu, celle du président Kenyatta, selon un photographe de l'AFP.

La mission d'observation de l'Union européenne a de son côté félicité Nairobi pour la qualité du processus électoral, tout en indiquant qu'elle évaluerait ultérieurement la comptabilisation des bulletins de vote. "Les gens veulent la justice ". "Ce n'est pas une option", a ajouté James Orengo". "A chaque fois qu'une élection a été volée, le peuple kényan s'est levé pour faire en sorte que des changements interviennent afin de faire du Kenya un meilleur endroit", a-t-il lancé, rappelant ainsi que son favori avait déjà contesté l'élection de M. Kenyatta en 2012 devant les tribunaux avant d'être débouté. La bonne tenue des élections générales de mardi a été unanimement saluée par la communauté internationale. L'enjeu est capital pour M. Odinga, qui joue la dernière bataille d'une longue rivalité dynastique avec la famille de M. Kenyatta, 55 ans.

L'opposition n'a pas émis de commentaire la confirmation de l'élection d'Uhuru Kenyatta.

En 2007, il avait rejeté la réélection de Mwai Kibaki, lors d'un scrutin entaché de nombreuses fraudes selon les observateurs.

Si l'élection présidentielle était au centre de l'attention, les Kényans ont également voté mardi pour élire leurs gouverneurs, députés, sénateurs, élus locaux et représentantes des femmes à l'Assemblée.

L'opposition semble ainsi avoir perdu plusieurs postes de gouverneur de comté au profit du parti au pouvoir, dont celui du très convoité de Nairobi.

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